Burkina Faso : Et si le problème n’était pas Blaise Compaoré mais nous-mêmes ?

Introduction à formation de Cotonou (5-9/11) et de Lomé (12-16/11)

Il y a quelques jours, sous la pression de la rue, le Président Compaoré a laissé le pouvoir après 27 ans de pouvoir sans partage. L'Euphorie a aussitôt gagné les rues de Ouagadougou, mais aussi les réseaux sociaux. 

La naïveté de tous ces fêtards est qu'en Afrique, aussi antipathiques que peuvent sembler certains de nos dirigeants, aussi médiocres que peuvent sembler certains dirigeants africains et leurs conseillers, il reste que ces personnes sont issues du peuple, il reste que ces personnes sont la parfaite photocopie d'une bonne partie de la population. Il n'y a qu'en Afrique que des gens prétendent avoir des dirigeants différents du peuple, un peuple formaté pour s'installer durablement dans la médiocrité. 

Hier on nous a dit que le problème des zaïrois devenus congolais était le président Mobutu Sesse Seko, aujourd'hui, on nous dit que le problème congolais c'est Josepth Kabila. Ce que Kabila et Mobutu ont en commun au delà d'avoir occupé le poste de chef d'Etat du Congo, est qu'ils sont avant tout, des congolais, ils parlent, pensent et agissent en congolais. Alors, la question opportune est une autre : et si le problème était plutôt congolais ? 

Au Burkina Faso, le président Compaoré était encore en route pour son exil forcé que le président français François Hollande envoyait aux chaines de télévision françaises la copie d'une lettre qu'il dit avoir envoyé à Compaoré pour lui demander de ne pas modifier la constitution pour se représenter. Qui nous dit que cette lettre a vraiment été écrite avant et envoyée à son prétendu destinataire ? Ce qui est curieux est la rapidité avec laquelle cette lettre a été envoyée aux médias. Mais le pire n'est pas là. Hollande dit qu'il avait proposé à Compaoré, un poste de dirigeant dans une instance internationale. J'ai trouvé ces propos visant à marcher sur un homme à terre et qu'on avait soutenu mordicus jusqu'à la veille, fondamentalement choquants. Est-ce que c'est François Hollande qui distribue les postes dans les instances internationales ? S'il l'a écrit dans cette lettre qui ne peut être qu'un faux, puisque de toutes les façons, Compaoré n'est plus en position pour la contester, c'est qu'il savait qu'il y aurait des africains prêts à la valider et à lui donner du crédit. Et c'est ici que se repropose le problème que j'ai soulevé tout à l'heure du peuple naïfs. Avec ou sans Compaoré, la lettre de Hollande est une preuve que son auteur sait d'avoir à faire à des naïfs. Mais il faut revoir la critique que je faisais à Abdou Diouf dans le Tome 1 de « Géostratégie Africaine » de banaliser la fonction hautement importante de Président de la République en acceptant la direction d'une association inutile et anachronique comme la Francophonie. 

Qu'un président français propose à un dirigeant africain n'importe quoi sans la réciprocité possible, c'est la négation même de tout le peuple comme entité souveraine. Est-ce que Blaise Compaoré avait-il proposé à Nicolas Sarkozy un poste aux Nations Unies après son échec aux élections présidentielles de 2012 ? Est-ce que Bongo avait-il proposé à Chirac un post à l'OMS, lorsqu'il s'est retiré de la présidence de la France en 2007 ? La condescendance du président français Hollande d'envoyer une lettre aux télévisions dans laquelle il affirme d'avoir proposé un poste dans les instances internationales à un président africain est une insulte à toute l'Afrique et je suis surpris que cela n'a suscité aucune indignation. Cette absence de réaction à la condescendance assumée du président français envers l'Afrique est la preuve que le problème n'est pas Compaoré ni Kabila, mais nous tous africains. Nous sommes trop naïfs pour comprendre à quel jeu on joue, pour comprendre où sont nos intérêts et pouvoir les défendre. Pourquoi personne ne s'est demandé ce que François Hollande aurait voulu en échange de sa prétendue magnanimité ? 

Et puis, l'opposition a fêté. De nombreux jeunes qui n'avaient connu comme seul président que Compaoré ont fait la fête. L'opposition a cru par naïveté qu'elle aurait finalement pris le pouvoir qu'elle n'arrivait pas à conquérir depuis des années. Dans tous les systèmes politiques du monde entier, le pouvoir est avant tout le résultat d'un rapport de force qu'il soit militaire, financier ou économique, pour avoir avec de son côté, la majorité de l'opinion publique. On ne peut pas perdre dans ce rapport de force et espérer tout de même prendre le pouvoir en cadeau. Cette naïveté a été mise en évidence en Tunisie où Ben Ali était le diable incarné et c'est après que le peuple a compris que cela, au fond ne changeait rien d'essentiel. En Egypte, c'est Hosni Moubarack qui était le diable et il a suffit 2 ans au peuple pour rechercher la protection de l'armée. 

Les membres de l'opposition font leur travail de crier haut et fort, que celui devant qui ils n'arrivent pas a remporter le rapport de force est un diable, mais cela ne va pas nous faire perdre de vue le fait que la politique est trop présente, que dis-je, elle est omniprésente dans les discussions et les débats en Afrique. Cette situation vient du fait que les opérateurs économiques font défaut, parce qu'il y a un vrai déficit d'industriels.

La jeunesse Burkinabe croit qu'avec l'arrivée d'un nouveau chef d'Etat, elle va trouver du travail et du bonheur. Ce qu'elle ne sait pas est que l'Etat ne peut pas recruter tous les Burkinabé. Et pour trouver du travail, ce n'est pas du changement de régime dont ils avaient besoin, mais d'un nouveau postulat pour que nous soyons fiers de ce que nous sommes, condition essentielle pour nous présenter en guerriers à la rencontre avec les autres peuples. 

Ce dont l'Afrique a besoin, c'est avant tout des créateurs de richesses. Partout dans le monde, ce sont les industriels qui font les lois, qui organisent la société, qui décident du calendrier scolaire, qui décident des fêtes nationales religieuses. Il n'y a qu'en Afrique que nous croyons que les milliers d'industriels dont a besoin un pays pour construire sa prospérité peuvent être remplacées par un homme miracle à la tête de l'Etat. Une personne qui utiliserait la baguette magique pour résoudre tous les problèmes, mêmes ceux d'intimité dans les couples. 

Non, c'est au cinéma que ça existe. Un président de la république dans tous les pays du monde est avant tout un administrateur, quelqu'un qui met l'ordre et la sécurité pour accompagner la dynamique de richesse que les industriels créent. Un président a beau être le meilleur génie du monde, mais s'il gouvernement un peuple de mouton, il ne pourra pas faire de miracle.

Au lieu de cela, lorsqu'on parle d'entrepreneurs en Afrique, il s'agit avant tout des spéculateurs. Notre système éducatif est crée et mis sur place pour former avant tout des chômeurs. Parce qu'il forme des gens qui doivent presque tous servir dans le secteur tertiaire. Or comme le mot l'indique, c'est un secteur qui vient en troisième position. Aucun pays du monde ne s'en sort en commençant par là où les autres finissent. Lorsqu'on dit secteur primaire, secondaire et tertiaire, ce n'est pas juste une classification numérique, mais aussi d'ordre. Le secteur primaire vient nécessairement avant. Et le secondaire est là pour transformer le primaire. Et le tertiaire pour gérer la richesse créée par le primaire et le secondaire. 

Durant ces 5 jours, avec mon équipe, nous allons vous montrer la route par laquelle nous aurions dû partir en 1960 pour éviter qu'à l'arrivée en 2014, nous assistions au cirque comme celui malien et burkinabe, où notre prédateur peut se comporter en gentil bienfaiteur.

Cette formation s'intitule « Re-inventer les industriels africains de demain » (Rinvindaf), parce que vous devrez devenir non seulement les industriels de demain qui stimulent toute l'économie de nos pays, mais aussi et surtout ceux qui définiront demain, la qualité et l'intelligence des politiciens qui devront s'occuper d'administrer l'argent de vos impôts et de ceux de vos nombreux employés ; sans oublier que c'est sur vous que revient la lourde tache d'organiser la société africaine de demain, moins naïve. 

Nos prédécesseurs ont fait leur temps et ont surtout accumulé des erreurs. Nous devons partir de ces erreurs pour relancer notre propre économie. Les Nana Benz ont fait leur époque. Demandez-vous comment il a été possible que des jeunes femmes brassent autant d'argent et à aucun moment elles n'ont eu l'idée de mettre une usine pour produire les pagnes wax qu'elle importaient de la Hollande, enrichissant au passage nos propres prédateurs ? Nous verrons demain comment aujourd'hui, grâce à des machines chinoises très moins cher, avec moins de 3.000.000 de Francs CFA on peut mettre sur pied une unité de transformation de notre coton en fil et du fil en tissus pagne. Ce n'est pas sorcier. C'est parce que nous serons capables de transformer sur place et à moindre frais les produits de notre agriculture que nous donnerons les moyens matériels à nos chefs d'Etat de travailler sereinement, pour ne plus être à la merci des prédateurs. 

Pour nous maintenir dans une condition de dépendance et de mendicité, on nous a fait croire que tout était compliqué. Nous verrons après demain des fausses informations que même la science dite officielle a validé au sujet de l'Afrique alors que ce sont nos potentiels concurrents industriels européens qui sont à l'origine de ces mensonges scientifiques ; et nous, dans notre naïveté généralisée, nous y avons cru et leur avons laissé le champs libre de s'enrichir sur notre dos. Non seulement ils ont ainsi réussi, à empêcher que nous puissions envahir leur marché avec nos produits Made in Africa, mais le pire est qu'ils en ont profité pour envahir tous nos marchés qui ne sont restés que des espaces de consommation de produits importés. 

Quelque soit le chef de l'Etat que nous avons, s'il n'est pas capable de comprendre que même la science ment et que jamais un prédateur n'aidera sa proie à se libérer de lui, nous pourrons changer 10.000 Compaoré que ça ne changera pas le sort de la population. 

Selon les Nations Unies, le Burkina Faso est aujourd'hui le pays africain qui subit le plus grand grand assaut des ONG occidentales dites de bienfaisance, de droit de l'homme, de bonne gouvernance, du développement durable, des droits des femmes, des orphelins abandonnés etc. Ces associations prédatrices sont indifférentes au pouvoir en place, de même que les entreprises multinationales occidentales qu'elles accompagnent chez nous, dans un rôle de diversion qui nous porte à croire qu'elles se combattent, alors qu'il est prouvé que la multinationale finance l'association. Qu'il y ait Sankara, Compaoré ou un militaire au pouvoir au Burkina, pour eux, ça ne fait aucune différence. Parce que leurs principales sources de survie ne se trouvent pas seulement dans le paris de la médiocrité des hommes au pouvoir, mais beaucoup plus, sur l'ignorance de la population qui ne sait pas qu'elle est prise en otage pour servir d'occupation, d'emploi, de travail, en quelque sorte, pour alimenter la profession de ces organisations ; lesquelles vont toutes nous pousser à focaliser nos critiques ou notre propre perception de nos pays africains uniquement sur les hommes au pouvoir, et leurs probables égarements, réussissant ainsi une parfaite diversion qui nous empêche de prendre conscience de notre naïveté extrême qui nous amène à tout avaler, mêmes les mensonges les plus incroyables. 

Votre rôle comme futurs créateurs de richesses sera surtout d'enlever l'espace de marécage de misère sociale dans lequel prospère ces organisations. Car plus vous serez capables de créer des emplois pour nos populations et moins ces dernières auront le temps de se rendre même compte de l’existence de ces associations prédatrices qui n'ont été à l'origine de l'évolution d'aucun pays dans le monde. 

A l'Est de l'Ukraine, les Nations Unies nous disent qu'en 6 mois de combat il y a eu presque 5000 morts. Demandez-vous pourquoi on n'a vu aucune de ces organisations aller prêter main forte aux réfugies ukrainiens alors que si cela s'était passé dans un pays africain, elles seraient toutes venues. Vous croyez franchement qu'ils nous aiment plus que leurs sœurs et frères Ukrainiens ? Bien sûr que non. Même le Tribunal Pénal International n'a jamais dit un seul mot sur ce qui se passe en ce moment en Ukraine. C'est la preuve que c'est une organisation raciste, qui nous déteste et se base aussi sur notre ignorance pour se donner un pouvoir et de la hauteur. Et si nos dirigeants y sont membres alors que ceux-mêmes qui l'ont crée pour nous punir comme les Etats Unis d'Amérique, ne sont pas membres, c'est l'autre preuve que nos dirigeants sont la photocopie de ce que nous sommes, des peuples trop naïfs pour comprendre que nous sommes en guerre et qu'il nous faut avant tout, imposer grâce à notre travail et à la sueur de notre front, un nouveau rapport de force. 

Nous ne pouvons imposer aucun rapport de force sans argent. Et c'est pour cela que vous êtes là aujourd'hui. C'est parce que vous serez capables de créer de la richesse et de vous enrichir que vous vous donnerez les moyens de votre politique ou tout au moins que votre propre opinion soit prise en considération. Si vous êtes pauvres, personne ne vous écoutera. Et c'est normal. C'est même dans l'ordre des choses. Il est en effet évident que le Mali ne peut pas penser imposer le moindre rapport de force avec la France qu'elle vient de supplier de venir l'aider à déloger quelques islamistes dans le nord du pays. 

Nos Etats seront riches parce qu'ils auront des citoyens riches. Nos Etats seront puissants parce qu'ils auront des citoyens qui peuvent leur permettre de ne plus aller demander à nos prédateurs, des prêts à des taux usuraires, appelés prosaïquement AIDE, mais parce qu'ils pourront acheter les obligations et les bons de trésors de nos Etats et leur éviter ainsi d'aller au FMI ou à la Banque Mondiale pour ensuite se voir imposer la privatisation des services essentiels comme l'eau, la santé ou l’électricité.

Comme c'est écrit dans le dépliant de la présentation de cette formation, ce cours ne fera pas de vous des ingénieurs, des pharmaciens ou des agronomes, mais des industriels qui par définition, doivent avoir une vision stratégique sur des multiples secteurs afin de diversifier les sources de revenus, pour diminuer les risques d'échec de certaines initiatives de production industrielle.

Tout le monde vous dira que vous ne pouvez pas y parvenir, que c'est compliqué, qu'ils sont des ingénieurs expérimentés et qu'ils vous jurent que cela ne va jamais marcher. Mais rappelez-vous que les plus grandes découvertes de l'histoire n'ont pas été faites par les spécialistes du secteur. Louis Pasteur n'était pas un médecin mais un simple chimiste et physicien et lorsqu'il a contesté la fameuse théorie de la « génération spontanée » chère aux médecins de l'époque, tous l'ont pris pour un fou. C'est Georges Clemenceau (médecin de formation avant de devenir politicien : président du conseil) qui ira jusqu'à douter de sa compétence, de ses diplômes. L'histoire a donné raison à Pasteur qui a révolutionné la médecine. La pâte à tartiner Nutella n'a pas été créée par les spécialistes de l'agro-industrie, mais par l'erreur d'un cuisinier qui avait oublié trop longtemps sur le feu cette pâtes aux amandes noircies, mais qui avec un peu de sucre est devenue un succès planétaire, et fait la fortune de l'industriel, devenu ensuite pendant des années, l'homme le plus riche d'Italie. 

Si vous ne tentez rien, vous n'aurez rien. Le rôle de mon équipe et moi est que dimanche lorsque vous partirez d'ici que vous vous rendiez compte de combien vous perdez chaque minute d'inaction qui passe. Cette formation a le principal but de vous choquer, de vous faire vous rendre compte de combien vous avez été idiots malgré vos grands et prestigieux diplômes, à passer à coté de la vraie information qui vous aurait enlevé définitivement les chaines de l'esclavage. Car une des forces du système qui nous a tenu en esclavage a été de nous formater à la rétention de l'information. Chacun de nous cache la moindre information en sa possession, qui pourrait aider un autre. Et c'est parce que nous cachons ces informations que nous n'avons jamais la possibilité de savoir si elles sont fausses ou vraies. Je vous donnerai ces jours mes propres secrets construits pendant plus de 20 ans d'activité dans le secteur industriel en Italie et en Chine. Et je suis convaincu qu'en vous décryptant les secrets des industriels qu'ils soient italiens ou chinois, vous aurez un avantage énorme sur les autres qui se lanceront dans les mêmes secteurs que vous, sur nos marchés et sans ces informations stratégiques. 

Dimanche, vous aurez avec le CD de 400 livres, un diplôme grâce auquel je vous encourage de vous rapprocher de nos politiciens locaux (maires, députés) et les amener à se doter d'une cellule de conseillers en Géostratégie avec votre aide. Ce sera la première étape pour contribuer à améliorer la qualité des choix de nos politiciens, plutôt que de choisir l'angle facile de la critique permanente qui au final ne sert à rien et à personne. L'objectif est d'éviter que nos politiciens s'activent en toute naïveté contre vous et contre les intérêts de la Nation qu'ils seront convaincus, en parfaite bonne foi de protéger. Avant de critiquer nos politiciens, demandez-vous au préalable si vous avez fait quelque chose pour améliorer leur niveau de compréhension des enjeux. Sans cela, mêmes vos critiques n'arriveront nulle part.

A la fin de cette formation, je ne vous rendrai pas votre liberté tant que vous n'aurez pas réussi. Souffrez donc d'accepter que je serai toujours là à vous mettre la pression, à vous demander des comptes sur votre projet individuel. C'est parce que je crois que vous avez une chance très grande de participer à cette formation et ce serait un énorme gâchis si rien n'en découle. Ce serait comme si vous avez inutilement pris la place d'une autre personne. 

Afin de mieux vous documenter dans l'avenir, comme à Douala et à Yaoundé, les 2 précédentes villes africaines de formation avant vous, nous allons mettre sur pied une véritable médiathèque avec des livres et des dvd de documentaires utiles à vous montrer les fabrications de différents produits objet de cette formation. Mais aussi, verra le jour une banque de semences alimentée par les africains de la diaspora qui ont déjà suivi une formation Rinvindaf. Elle nous permettra de créer un dialogue utile avec les fils d'Afrique d'ailleurs pour nous faire avoir ici, des semences du monde entier et de mettre de nouveaux produits sur le marché. Comme une banque de sang, vous prendrez gratuitement ces semences, mais avec l'obligation de les remplacer dès la première récolte, la même quantité empruntée.

Un réseau de restaurants verra le jour pour absorber la totalité des productions agricoles que vous n'aurez pas transformées dans vos usines.

Etc. 

CONCLUSION :
Nous avons commencé cette présentation avec le Burkina Faso et nous finiront avec le Japon. Ne sert à rien de chercher les alibis pour notre retard industriel. Nos politiciens n'ont rien à y voir. Si nous étions de grands travailleurs, nous réussirions facilement à neutraliser efficacement les dégâts de nos politiciens. Nous les sentons beaucoup plus, parce que nous n'avons pas développé un travail individuel à fort potentiel économique. Un pays l'a fait avant nous. Depuis 1945, le Japon est toujours aujourd'hui sous occupation militaire américaine. Cela veut dire que la politique ne compte pas vraiment dans ce pays, puisque ce sont les américains qui font et de-font un semblant de système démocratique japonais. Le résultat est que ce sont les plus médiocres japonais que les américains mettent au pouvoir dans ce pays. Voilà pourquoi ils sont à l'origine des pires scandales politiques que nous connaissons. Mais devant ce vol de souveraineté, plutôt que de passer leur temps depuis Washington et New York pour crier haut et fort que les politiciens japonais sont des marionnettes de Washington, la résistance s'est organisée autour des industriels japonais. Et malgré la main mise des américains sur la politique du pays, cela n'a pas empêché l'émergence des grands groupes mondiaux, comme Toyota, Minolta, Sony, Fuji,Fujitsu, Honda, Suzuki, Nikon, TDK,Canon, Casio, Nintendo, Toshiba, Panasonic, Yamaha, Kawazaki, JVC, Sharp, Sega, Bridgestone, Pioneer, Olympus etc. Même les écoles de commerce et les industriels aux Etats Unis d'Amériques sont allés au Japon étudier le système de management à la japonaise. 

C'est la même situation en Corée du Sud où depuis la fin de la guerre entre les deux Corée en 1953, les Etats-Unis qui étaient venus aider les Sud-Coréens y sont restés et ont militairement occupé ce pays jusqu'aujourd'hui dictant tout ce qui se fait au niveau politique dans ce pays. C'est ce qui va faire que, comme pour le Japon, la Corée du Sud a beau être un pays très fort économiquement, mais reste un nain politiquement. Qu'à cela ne tienne, là aussi la résistance s'est organisée autour des industriels et on a des géants comme Samsung, Daewoo, Hyundai, Kia Motors, LG, qui ont pu s'imposer sur le marché mondial. C'est à nous d'arrêter de pleurnicher en accusant continuellement la France toute la journée de s'ingérer dans nos affaires. C'est de bonne guerre et si elle le fait, c'est la preuve que nous lui avons laissé beaucoup d'espace. Seul notre travail acharné nous fera reprendre tout ce terrain perdu. Nous vous offrons les stratégies pour cette reconquête du terrain économique perdu. Ensuite la balle sera dans votre camp.

Et si avec tout ça vous ne réussissez toujours pas, comme je dis toujours, inscrivez-vous au CAF (Club Actif de la Fainéantise).

D'ici là, Soyez les Bienvenus au Rinvindaf, ce réseau de 500 nouveaux industriels africains en 2014.

Jean-Paul Pougala 
ex-pousseur


Cotonou, le 5 Novembre 2014 

 

33 commentaires

    • BOUDA a dit:

      En toute sincérité Pr le problème c’est nous tous mais reconnaissons qu’un leader bien éclairé entraine nécessairement son peuple vers la bonne sortie, scrutes bien l’histoire des peuples, l’action collective est déterminante mais un leader intègre et éclairé bien plus. Que l’Afrique protège de tels leaders s’elle venait en gagner. C’est très important

      22/11/2014
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  1. Kanaga Marcel a dit:

    Je suis tout simplement tetanise face a cet article truffe de verites simples qui nous (africains) depegnent a perfection. En tout cas, j’ai compris une chose fondamentale: l’heure est a l’action et non plus a la critique acerbe vis a vis de nos dirigeants(quoique souvent pas clairvoyants a certains moments). Merci pour cet article qui sera/est pour moi un nouveau point de depart en terme de (re) orientation de ma reflexion sur les problemes que connait notre chere continent .

    17/11/2014
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  2. Nghenzeko a dit:

    tous mes encouragements prof, comme vous je pense que ce pas à celui qui profite de l’ignorance de l’autre, de le sortir de son malheur, ‘L’Afrique noire est mal partie’ pour moi parce qu’elle ne sait pas où elle veut aller, ou encore par ce qu’elle va vers où veulent ceux qui la téléguide dans l’ombre. Mais c’est de bonne guerre, car plus elle ira mal, plus les autres auront ce qu’ils voudrons d’elle sans contre partie, mais est-ce à eux de faire quelque chose pour l’Afrique, je pense non, non et non. Il revient aux africains de savoir d’abord là où ils veulent aller et en suite de chercher le chemin qui y mène, et là, pour moi c’est une question de stratégie ou de ‘géostratégie’ pour vous reprendre. Merci infiniment pour vos enseignements et le partage des informations, un vieux ami m’a dit un jour que: ‘l’enseignement est la seule chose qu’on donne en s’enrichissant’, et vous l’avez aussi dit en quelque sorte qu’en partageant les informations, on peut se rendre compte que celles que nous tenions pour argent comptant n’étaient que illusions.
    Merci prof.
    Emmanuel Nghenzeko

    17/11/2014
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  3. Ibrahim houssein a dit:

    Je suis vraiment très étonné par votre éloquence, mais est ce que les multinationales laisseront faire des africains prendre leur part des gâteaux ? Et l’intelligence économique ? Les coups fourrés ? Les sabotages ?

    17/11/2014
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  4. neto a dit:

    Bonjour prof. ! vous avez une grande responsabilite en ce moment vis a vis de la jeunesse africaine, n abandonne surtout pas.
    Mon grand frere merci

    18/11/2014
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  5. Mina Gaby Nikiema du Burkina a dit:

    Époustouflant. Captivant et très profond lire cette analyse a ensoleillé m’a journée. Merci beaucoup. Dommage le plus grand nombre n’y comprends rien

    18/11/2014
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    • Sagou Bogui a dit:

      Alors faites-en l’écho autour de vous et expliquez mon frère . Très bonne Année !

      25/01/2015
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  6. CHristian DONGMO a dit:

    Tout est dit et bien dit en plus. Il ne reste plus qu’elle tombe dans oreilles prêtent à l’entendre, en ce qui me concerne le message est passé du moi je croix…..

    Merci.

    19/11/2014
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  7. PENDA MIPENGUE Jean Paul a dit:

    Merci pour toutes ces informations. Je pense que tous les africains doivent être au courant de ce qui se passe vraiment. Vous devez commencer par « déformater » les africains à travers les médias. On ne vous voit pas beaucoup sur les plateaux de télévisions ou sur les chaines radio. Ce n’est pas tous les africains qui ont les moyens de se connecter sur internet. C’est plus facile en écoutant la radio et en regardant la télévision. Ce que les européens ont fait, ils l’ont planifié il y a plus de 5 siècles et ils ont obtenu des résultats : les africains ne jurent plus que par les européens, la preuve lorsque nos dirigeants veulent régler les problèmes ils vont consulter la France et ont fait tous pour leur plaire ou leur ressembler (habillement, nutrition, mode de vie…).

    19/11/2014
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  8. Samir a dit:

    Je suis partiellement d’accord avec cet article. Tout ce qui est de l’ordre de l’economie et de l’entrpreneuriat je constate que vous etes un fin connaisseur par contre dire que chasser ou s’insurger contre nos dirigeants politique qui sont loin de se soucier de nos problemes je n’acquiesce pas. Ces dirigeants sont a la base de ce que les industriels verreux font a savoir piller nos ressources et bafouiller les regles de notre economie. Et aussi ces memes politiciens ont favorisé et meme mis en place une accaparation des deniers publiques donc s’insurger contre ses personnes est une etape la prochaine etape sera de faire entre autre ce que vous avez dit et aussi faire du civisme notre pain quotidien !!!

    19/11/2014
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  9. SONYA a dit:

    Merci pour cette analyse limpide d’une situation qui a trop longtemps maintenue tout un continent dans l’ignorance et la peur. Maintenant, c’est aux jeunes de se former de manière intelligente et efficace (Rinvindaf est une bonne opportunité à saisir), car la souveraineté ne se donne pas, elle s’arrache. Pas à pas, nous avons la responsabilité de construire le tissu industriel et commercial de l’Afrique pour créer nos propres paradigmes et sortir de la médiocrité d’un système qui ne correspond plus aux aspirations des populations en ce 21e siècle. Je partage cette vision porteuse d’espoir et créatrice de valeurs.

    19/11/2014
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  10. fofo a dit:

    je ne suis pas d’acord avec le prof. Le leader Africain qui se lève pour dire la vérité, on voit comment cela fini. Les présidents Africains pour la plus part c’est du népotisme. Prenons l’exemple de THOMAS SANKARA, il disait ce que le prof nous retrace ici, où se trouve t-il aujourd’hui? Qui est à la base de sa disparition? son propre frère de sang et nous connaissons la suite. Prenons l’exemple du Zaire avec Patrice LUMUBA, prenons l’exemple du Ghana avec KWAME…….Tant que nous ne nous battrons pas comme les vrais NOIRS en amérique pour avoir notre propre liberté, on y arrivera jamais. Le problème n’est pas les autres, mais nous mêmes…………………………………………

    19/11/2014
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  11. Merci pour la clairvoyance de l´esprit Professeur! Il faudra aussi demander aux africains de la diaspora de supporter les projets de création d´entreprise de leurs contemporains partout où ils se trouvent dans le monde, surtout à cause de leurs idées avant-gardistes comme la notre lancée il y a trois ans, dont le but est de donner à notre culture sa vertue en montrant qu´on peut partir d´une recette africaine pour créer un produit éfficace ayant d´ailleurs des propriétés médicales dans le traitement des anomalies de la peau.

    20/11/2014
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  12. dzeuakou youmbi a dit:

    attendez un peu c’est à dire je me suis toujours posez la question suivante : une moto 2.6 coûte 600 000 FCFA son puissant moteur pourrait s’arrimé a des espèces de houe et nous aurions des mini tracteurs à bas coûts pour labouré nos champs !!! 60 ans depuis le faux départ des colons et cela fait 60 ans de mécano et personne pour nous bricolé des mini pick up pour soulagé nos têtes du fardeau des maigres productions agricole. prof ces deux exemples sont l’illustration de ce j’ai compris de vos propos . j’ai acquis 3 hectares pour appliqué vos leçons ; merçi

    20/11/2014
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    • Spline a dit:

      Bonsoir mon frère!

      Votre article me fait penser à 2 oeuvres d’auteurs africains qui raisonnent comme vous à travers leurs ecrits « A quand l’Afrique » du Burkinabè Joseph KI ZERBO et « Si l’Afrique refusait le développement’ de la Camerounaise Axel Kabou. J’ ai connu ces œuvres lors de ma formation au programme Développement et Education des Adultes (DEDA) option Pédagogie du Changement Social et Développement (PCSD) à l’université de Ouagadougou de 2005 à 2007. Oui; il nous faut développer l’esprit critique pour situer les responsabilités et oser dire l’indicible. Merci d’oser et d’inciter les autres.

      21/11/2014
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  13. Bertrand.C.DJODJI a dit:

    Professeur,
    C’est vrai que nous devons plus travailler. Mais la responsabilité de nos Chefs d’Etat est grande dans nos maux. Ils sont non seulement auteurs et complices du pillage organisé de nos sources de revenus, mais parfois aussi, la mise en oeuvre délibérée d’une certaine vise à décourager et à saboter le travail de beaucoup de gens. Les Etats reconnaissant le mérite( travail)de ses citoyens quels qu’ils soient seront plus vite sur orbite que ceux recherchant des droits spécifiques pour certains ou un équilibre géographique pour l’ensemble de leurs citoyen.

    20/11/2014
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  14. Biga a dit:

    Vente d’illusions! Les Burkinabé ne demandaient pas à Blaise de leur distribuer de l’argent ou quelques richesses que ce soit. Vous avez bien dit: « un président doit être un administrateur pour mettre de l’ordre et de la sécurité pour accompagner la dynamique de production des richesses… »
    C’est exactement le contraire qui se passait au Burkina et si dès les premières marches et protestations s’il était revenu vers le peuple, on n’en serait pas arrivé là (chasser Blaise.) Lui même n.etait pas toujours responsable du désordre ou de l.insecurité dans lesquelles vivait le peuple mais une partie du peuple qu’on peut nommer son équipe mais lui étant comptable des résultats de son équipe et qu’il ne prenne pas la résolution de mieux faire, le peuple va recommencer avec une autre personne. C’est encore mieux que de continuer dans un espoir que vous prêcher dans votre revindaf. Cette formation nous prend plus naïfs que jamais l’accidents ne l’a fait. Votre pays en est un exemple parfait de cette naïveté

    23/11/2014
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  15. mallcom a dit:

    En quelques mots , je pense que l’analyse de Pougala est fausse a la base….Les dirigeants africains ne sont pas issus de leur peuple , il n’en partage que la couleur de peau et éventuellement la nationalité(on a vu avec Ouattara que ceci n’est même plus obligatoire) , mais contrairement aux autres peuples , les dirigeants africains doivent leur pouvoir aux français..Pas aux leurs , ce qui veut dire qu’ils ne ressemble en rien a leurs peuples ,.JP Pougala le sait bien…les peuples africains qui n’ont plus aucun état correspondant a leur culture et leur ethnicité , sont encore sous le joug de puissance coloniale comme la France , qui sélectionne les plus dociles , et donc les plus corrompus , les plus amoraux pour diriger ce qu’elle considère toujours comme des colonies…..En quoi ouattara , n’ayant m^me pas la nationalité ivoirienne , ayant passé toute sa vie au FMI et finalement bombardé au pouvoir par l’armée française est il issu du peuple ivoirien ?? En quoi Compaoré dont tout le monde sait qu’il n’était au service que de la France , a qui il doit son pouvoir , est il une création de la volonté du peuple burkinabé ??? les exemples comme ceux-la foisonnent…et explique a eux seul la situation de l’Afrique..L’économie , c’est bien , mais laquelle , avec quel but ? quelle philosophie? Pour avoir une vraie économie africaine , du fait des africains , il faudrait pour cela que l’Afrique soit libre

    24/11/2014
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    • Ans a dit:

      Les plus dociles ne peuvent pas être les plus nombreux! Nous demissionnons tous et très tôt de nos responsabilités à chasser du pouvoir celui jugé docile! Si nous ne le faisons pas, laissons la France en dehors de cela! Par ailleurs, Pougala demande, si je l’ai bien saisi, de tout simplement travailler pour creer la richesse et le reste suivra. Tavaillons pour être forts. Demain c’est un autre jour! Le défaitisme a priori est ce dans quoi on a formaté et laissé des milliers d’Africains qui voient les grandes puissances partout!

      05/02/2015
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  16. Temukam Fonhoue modeste a dit:

    Le RINVINDAF c est quand et où? Je veux y participer car je m investi deja dans la promotion des micro activités.je suis super intéressé.

    24/11/2014
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  17. oumarou Kabore a dit:

    Cher Professeur, l’article enrichit et complète les connaissances surtout le détours qui a été fait. Mais c’est déjà connu presque de tous. Vous, les autres intellectuels, les dirigeants, les politiciens …et moi sommes tous au courant de cette situation. Alors où se situe cette naïveté? Surtout si nous restons les bras croisés? Les modèles de développement classiques ont présenté leurs limites. Nous avons des modèles endogènes propres à nos pays que nous balayons du revers de la main au détriment de ceux de l’occident. Que faire? A commencer par vous et moi avec nos costumes, chemises et cravates produits avec de la matière première étrangère et où la valeur ajoutée créée ne contribue presque à rien dans nos PIB.
    Cher professeur, votre article éveille les consciences certes mais ne formule aucunes propositions concrètes. Si c’est votre formation qui doit nous en capacité je crois que vous nous replonger dans cette même question de naïveté. Combien d’intellectuels comme vous l’Afrique regorge t-elle? Combien d’intellectuels comme vous entourent nos dirigeants et politiciens? et sont leurs conseillers? Alors concevez des modèles de développement économique et social concrets sur la base de votre expérience et savoir, de celles des autres en diffuser largement. Il est tant que chacun de nous peu importe son domaine agisse concret et pratique.

    28/11/2014
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    • Arouna a dit:

      cher Pr je vous ai lu mais j’avoue qu’il y a des zones d’ombre dans certaines vos idées.Sans detailler les commentaires de oumarou kaboré, je suis d’accord avec ses points de vu.Nous disons qu’il est même suicidaire de travailler dur en ignorant l’action politique tout en sachant que les plus grands travailleurs ne sont pas forcement les plus riches…la politique est la pièce maitresse de tout projet de société et de developpement d’un pays y compris l’education de masse.pendant que nous travaillons dur pour mettre en place des unités industrielles ,nos dirigeants partent signer des accords de PAS,SCADD ou libre echange Europe-Afrique,avec des politiques néo-libérales et finalement vos petites unités disparaîtront encore et sans oublier les effet du FCFA à combatre.On appelle ça « effort nul ».Professeur comment je peux compter sur vous si vous même vous refĺéter l’occident? le jeune industriel burkinabé qui va crèer son unité de faso fani ne pourra pas resister si on vous prend comme un exemple…vous valorisez l’occident même par votre profile.Le jeune etudant bobolais ou Abidjannais ou ouagalais a besoin d’echanger avec vous,mais vous avez preferé aller faire une conference RINVINDAF à Paris.comment esperez vous choquer les jeunes africains dans ce contexte alors que vous auriez du toucher plus les africains en en afrique.Lorsque vos prique sont claires vous n’avez plus besoin de tergiverser,c’est en Afrique qu’il faut eclairer.Je vous prend par vos propres mots,SI VOUS NE FAITES RIEN EN AFRIQUE VOUS N’AUREZ RIEN AFRIQUE.

      24/10/2015
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  18. SnOy a dit:

    J’ai lu avec attention cette réflexion sur le problème Africain en générale et particulier Burkinabé. Personnellement j’ai une politique beligerante en ce qui concerne les dirigeants occidentaux qui singerent dans les problèmes Africains. François Hollande je ne sais pas pour qui il se prend, peut être lui seul le sait. Il est vrai que le problème n’est peut être pas Compaoré mais la solution est sa gouvernance. Si nous Burkinabé somme descendu dans les rues pour réclamer le retrait de la modification de l’article 37 c’est que nous sommes conscient de notre propre réalité. L’industrialisation ne peut être une réalité si un régime corrompu empêche ceci. Comment comprendre que pendant que certains se battent corps et âme pour fonder un empire économique loin des politiques se voient écraser par un régime qui veut avoir la main mise sur tout et tout. Comme comprendre que dans un pays comme le Burkina Faso il ya un monopole d’approvisionnement en riz et detenu par une seule personne? Tout autre personne qui tente est réduit a néant. L’achat et la vente d’or par une seule personne ? Le transport des miniers, une seule et même personne ? Les agences de recrutement, une seule et même personne ? Disons tout ce qui peut rapporter des millions de francs il faut soit être pro-regime ou accepter le partage des actions dont la majorité sera détenu par eux.
    « Un peuple mouton » c’est un terme dont vous vous serez passé si vous aviez voulu donner un peu d’application a vos ecrits.
    Compaoré et son entourage qui absorbent tout n’est peut être pas le problème mais le peuple fier du Burkina connait et sait son problème. Si l’équation n’est pas totalement résolu, ce qui ne sera jamais le cas nul part dans ce monde, et bien la résolution est sur la bonne voie. Au moins d’autres investisseurs futurs créateur d’emploi pourront entrer dans la danse.

    01/12/2014
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  19. EMA a dit:

    Toujours très intéressant mais beaucoup de contradictions, parce que partisans.
    Vous dites qu’un chef d’état, comprendre la politique ne peut rien, que c’est l’industriel qui décide.
    Je comprend votre envie de faire sortir l’Afrique du mapane économique dans lequel ON s’est plongé, il est vrai… surtout au niveau des « instruits ». Mais alors pourquoi ses économistes industrialisés devraient se rapprocher des dirigeants pour les éclairer tel des philosophes des lumières post moderne, si la politique n’y est pour rien???
    Le Japon en chute libre et la Corée du Sud; soyons sérieux… industrialisation sauvage, pour le Japon on se demande même quel cataclysme dut à cette industrialisation ils vont subir dans les 50 ans à venir seulement. Face à l’industrialisation politique chinoise il n’y a aucune comparaison.
    Donc vous voyez quand les africains pensent politique ça n’a rien de naïf mais ils la développent mal c’est clair, en oubliant par exemple la guerre économique et bien d’autres choses qui la constitue.
    Je vais finir par vous dire que le mensonge scientifique est un mal pour tout le monde et surtout pour le menteur. Vous devriez arrêter d’utiliser la dualité, qui est devenu un art de vivre des sociétés en crise… les patrons contre les travailleurs, les industriels contre les politiques, les pro-homos contre les anti-homos, les pro chiens contre les pro chats. Bref vous le savez surement mieux que moi, notre civilisation africaine ne nous apprend pas à fractionner le monde et encore moins à en opposer les parties si tenté qu’elles existent. La politique est pour nous une vision d’ensemble, la dernière qui nous reste et ce n’est pas un tort de la préserver même si cette vision c’est rétrécit considérablement à cause de la politique politicienne. Merci!

    18/12/2014
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    • Sinclair a dit:

      Bonjour Ema,
      Je me permets de rebondir pour dire que je trouve votre recul très pertinent. Il faut reconnaitre que le ventre mou des visionnaires passionnés c’est l’incapacité de nuancer un peu les analyses qui sont au niveau de l’intention justifiées.
      Je suis très partant pour la création de richesse et j’en fais mon cheval de bataille ici http://www.best-businessacademy.com , seulement je reste convaincu qu’il faut surtout un CHANGEMENT DE MENTALITÉ QUI DELIVRERA L’AFRICAIN DU COMPLEXE d’infériorité. Il ne faudrait pas non plus tomber dans l’autre extrême : le complexe de supériorité.
      C’est le dualisme qui anime les débats stériles. Mais chaque porteur de vision a sa stratégie.
      Moi je crois en la complémentarité. L’industriel doit travailler en harmonie avec le politique pour un vrai développement intégral.

      05/01/2015
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  20. hubert a dit:

    voici un message claire et simple pour tous les africains de la part du prof. nos dirrigeant doivent aussi etre formés et ou conseillés afin de comprendre qu,ils doivent travaillés d,abord pour le peuple. tout initiative doit etre soutenu et encouragé par les dirrigeants locaux. quand à moi ,je compte m,inscrire pour la prochaine formation et ensuite definir dans quel domaine me lancer. merci pour cet éclairage d,esprit.

    21/12/2014
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  21. Merci prof
    J ai déjà commence avec. L agriculture au pays Mais comment faire pour le mecaniser j utilise encore les hommes et leur main comment s acquerir les out ils made in China moin chere que cequ il ya ici au USA . J ai compris depuis vos lecon en suivant de pret vos intervention online. J ai stoppe mes differentes formations pour essayer d investir au village(Cameroun) avec pour objectif 100 hectare en 10 ans Je Fais deux jobs ici pour y parvenir Je ne suis pas le seule ici a le faire. Comment faire pour y parvenir?
    Beaute le jeune

    21/12/2014
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  22. Sagou Bogui a dit:

    Frère POUGALA, vous êtes un stratège et loin d’ignorer qu’un Peuple (ici, africain) est un Corps complexe. Je suis d’accord que vous donniez « des coups de pieds dans la fourmilière ». Ça réveille. Mais de grace, ne tuez aucune fourmis. Notre Peuple, dans sa diversité, souffre, mais continue de se battre. Il doit le faire et sur tous les fronts. Nous n’avons pas, nous n’avons plus, le choix. De notre Réalité économique africaine globale et ses conséquences sociales au quotidien, émergent tous les angles de combat auxquels nous avons à faire face. Vous nous êtes nécessaire tout autant que Cheick Anta DIOP et Joseph TCHUNDJANG POUEMI : Croire en nous est nécessaire pour être sûr de nous, afin de recommencer à exister par nous-même, pour nous et l’Afrique dans ce monde, qui nous enseigne l’Ignorance. Infiniment Merci pour vos Enseignements et Contributions à cet éveil. Très bonne continuation mon Frère.

    25/01/2015
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  23. Valentin KAZOMU a dit:

    Mr Pougala, vous parlez de la RDC, Burkina, japon, Corée, de la médiocrité, la pauvreté en Afrique…, chose bizarre est que vous abordez superficiellement ces problématiques. Vos propos ne sont pas édifiants.

    Les causes fondamentales et les vrais déterminants de problématiques africains, vous n’en faitez même pas allusion.

    Donnez-nous les vrais causes et démontrez-nous comment la créativité peut pallier à ces causes? Mais pas juger ou passer à la généralisation facile que c’est nous qui somme responsables, car le problème est plus complexe que ça…

    13/03/2015
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  24. Julien a dit:

    Je suis d’accord avec l’essentiel de l’analyse de JP Pougala.
    Cependant, j’émets une réserve fondamentale. Essayer de dédouaner les hommes politiques est à mon avis une erreur. Car, quoi que l’on fasse, les industriels ou les créateurs de richesses seuls ne peuvent pas changer la donne si les hommes politiques en postes ne balisent pas le terrain, s’ils ne sont pas responsables ou s’ils ne comprennent pas les enjeux. Je m’explique à partir d’un seul exemple.
    Imaginons qu’un Camerounais, suivant cette logique, crée de vastes hectares pour produire des ananas et transformer sur place ce fruit pour obtenir des jus d’ananas. Imaginons que dans le même temps, les hommes politiques accordent des facilités administratives douanières et fiscales à une entreprise française ou malaisienne qui vient s’installer au Cameroun pour vendre le même produit à des prix plus compétitifs du fait des avantages dont elle bénéficie…
    Ou alors, même si l’entreprise étrangère n’a pas de facilités administratives, fiscales ou douanières, imaginez que les hommes politiques n’accordent pas à l’entreprise camerounaises des moyens d’avoir un avantage par rapport aux entreprises étrangères sur le marché camerounais…
    Comment l’entreprise camerounaise fera-t-elle pour croître ? Au contraire, elle va rapidement faire faillite.
    En fait, il faut noter que les entreprises citées dans le texte de JP Pougala ont réussi aussi parce que à un moment donné ou à un autre, et peut-être même maintenant encore, elles ont bénéficié de la protection des hommes politiques de leurs pays respectifs.

    18/09/2015
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  25. Christianovich a dit:

    Je pense que vous n’avez pas bien saisi la pensée du Prof Pougala. Il ne fait point l’apologue des hommes politiques et n’essaie nullement de les « dédouaner » mais voudrait juste qu’on cesse de penser que le changement de leader politique est une solution miracle pour avoir accès à une croissance économique et ce du à l’euphorie observée au Burkina Faso suite au renversement de Blaise Compaoré. Néanmoins, je suis d’avis avec le point de Julien qui pense que sans des mesures protectionnistes, l’industriel local se retrouve exposé aux lois inégales de la concurrence sur le marché. En Egypte, la plupart des produits de l’industrie de l’habillement sont locaux. Au Cameroun, c’est tout le contraire car les artisans locaux non seulement ne reçoivent aucune subvention étatique mais se retrouve encore exposé à la concurrence chinoise.

    08/11/2015
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