L’exclusion de la Russie du G7, une institution dépassée, inutile et ridicule

 

Leçon de géostratégie africaine n°72

Partie 3/4 – Le Bluff des sanctions de l'Occident contre la Russie après l'annexion de la Crimée

Hier, 4 juin 2014, s’est tenu à Bruxelles un dîner de travail regroupant les chefs d'État et de gouvernement des pays membres du G7 : États-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Canada. Ils sont aussi appelés, les pays les plus riches du monde même si ce n’est pas vrai. Mais c’est depuis 1974 que le mensonge dure. Jusqu’en mars 2014, cela s’appelait le G8 avec la Russie et cette rencontre était initialement prévue à Sotchi.

C’est après la réunion du 20 mars 2014 qu’on nous a annoncé triomphalement l’exclusion de la Russie du G8 et surtout, l’annulation de la rencontre prévue à Sotchi en Russie pour le mois de juin 2014. Qu'est-ce que le G8 ? Selon ses inventeurs, c’est le club qui réunit les pays les plus puissants de la terre.

Et qui est-ce qui décide qui est puissant et qui l’est moins ou bien ne l’est pas du tout? Les États-Unis, bien sûr. Allons un peu examiner la composition de ce G8. En dehors de la Russie qui vient d’en être exclue, tous les pays qui en sont membres ont une particularité: ils sont tous SURENDETTÉS. Ce sont des pays qui croupissent sous le poids de la dette publique. Nous y trouvons par exemple le Canada et l’Italie. Question: en quoi le Canada est-il aujourd’hui plus puissant que la Chine ? En quoi l’Italie est-elle aujourd’hui plus puissante que le Brésil ou l’Inde ? Mystère !

Ceci nous amène à la vraie question qui décrète l’inutilité d’un tel organisme : à quoi servent les décisions de ce qui est redevenu le G7? À rien. Oui, vous avez bien compris, à rien du tout. Parce qu’il est évident que des canards tous boiteux ne peuvent pas prendre des décisions et les appliquer, faute d’argent qu’ils n’ont pas. Pire, justement parce qu’ils sont des canards boiteux qui l’ignorent, ils n’ont aucune puissance pour obliger les vraies puissances comme l’Inde, le Brésil, le Mexique ou la Chine à appliquer leurs décisions.

C’est dans un article paru dans le quotidien économique et financier britannique: Financial Times du 13 juin 2013 qu’il y avait une des plus grandes moqueries contre ce club d'incapables. Ce n’est pas moi qui le dis, mais le numéro du Financial Times du 17. Voici ce qu’il écrit: «Le G8 ne compte rien, ne représente personne et ne décide au final de rien, mais est le symbole du directoire de l’Occident». En d’autres termes selon le quotidien financier britannique, pour comprendre que la course de l’Occident est arrivée à son terminus, il suffit de remarquer que son directoire, sa tête pensante, est représenté par un organisme qui ne compte rien et ne décide de rien, le G7 + 1.  Parce que le dernier arrivé, la Russie, n’a jamais été accepté à plein régime dans ce club. La preuve, aux réunions des ministres de l’Économie du G8, la Russie n’a jamais été invitée. C’est pour cela que je n’ai jamais cru à un G8, mais à un G7 +1 comme plusieurs analystes américains n’ont cessé de l’appeler depuis l’entrée de la Russie.

POURQUOI LE G7 + 1  EST-IL UNE ORGANISATION INUTILE ?

En marge de la préparation du G7 +1 de L’Aquila en Italie, le président du Conseil Italien rencontre à la Maison-Blanche le président américain, Barack Obama, le 15 juin 2009. À la conférence de presse qui s’en suit, ce dernier communique les 4 points à l’ordre du jour lors du G7+1 de L’Aquila. À savoir: la lutte contre le terrorisme, la réduction des armements nucléaires, la lutte contre la crise économique et en dernier ressort, la lutte pour la sécurité alimentaire et l’effacement de la misère dans le monde. Prenons juste ce dernier point du programme. Voilà des canards boiteux qui prétendent en 2 jours dans une ville italienne en ruine, détruite par un tremblement de terre, de résoudre le problème de la famine dans le monde. Pour sauver l’Afrique, encore faut-il qu’ils se sauvent eux-mêmes.

Nous sommes le 6 avril 2009. Il est 3h32. Un tremblement de terre secoue la ville d’Aquila avec une intensité de 6,3 mW. Conséquence: 309 morts, 1500 blessés graves et environ 10 milliards d’euros de dommages, c’est-à-dire, 6.559 milliards de francs CFA.  Nous sommes loin des 6000 morts du tremblement de l’an 1703.

Durant le 35e sommet du G8, du 8 au 10 juillet 2009 à L’Aquila, ce sont tous les 7 leaders qui vont rivaliser en promesses pour la reconstruction de la ville. C’est le président Obama qui gagne la palme des plus grandes promesses, suivi par le président français Sarkozy qui promet 3 millions d’Euros pour reconstruite l’Église dite des Âmes saintes et Angela Merkel qui promet de reconstruire une autre principale église, de la localité de l’Onna. Ni Obama, ni Sarkozy ne se rappelleront de leurs promesses, encore moins Merkel. Je me suis demandé, pourquoi de toutes les églises détruites de L’Aquila, la chancelière allemande avait tant besoin d’aller chercher l’église d’un petit village proche de L’Aquila ? Et puis j’ai découvert le énième cynisme propre aux pays dits démocratiques : le 2 juin 1944, les résistants italiens avaient tué un officier allemand et en représailles, les Allemands avaient pris au hasard 25 habitants de l’Onna, qu’ils avaient fusillés. Le 7 juin 1944, un autre officiel allemand est tué, toujours par des résistants. Et comme représailles, les Allemands prennent au hasard 17 adolescents de ce petit village, garçons et fillettes confondus et les fusillent tous. Malgré le poids de l’histoire et de l’émotion, cette église n’a pas été reconstruite. Personne n’a vu la couleur des 3 millions d’euros promis par Sarkozy. Personne n’a vu la trace de tout cet argent promis par Obama. La ville est toujours à genoux par manque d’argent pour sa reconstruction.

Au moment où j’écris ces mots, le 5 juin 2014, dans la ville italienne de L’Aquila, tout est resté en ruine comme cela l’était lors dudit sommet du G8 en 2009, par manque d’argent. Alors, s’ils n’ont pas pu donner un coup de main dans une ville de chez eux, meurtrie, anéantie par un tremblement de terre quelques semaines avant la rencontre du G8, pourquoi devraient-ils être plus sensibles à résoudre le problème de la famine des gens qu’ils ne connaissent pas partout dans le monde ?

La télévision d’information continue Euronews, dans son édition du 10 janvier 2014, y est retournée pour savoir ce que sont devenues les promesses du G7 au secours des 70 000 sans-abris victimes du tremblement de terre du 6 avril 2009. Zéro !  Elle rapporte trois propos très intéressants. Le premier est celui d’un habitant, un certain Pierluigi Lo Marco,  qui se plaint d’avoir reçu des factures de chauffage de 5 000 à 7 000 euros, sans savoir où aller prendre cet argent, tout cela parce que les constructions sont mal faites. C’est la mafia qui a gagné l’appel d’offres et a fait du n’importe quoi. Pierluigi résume la qualité de quelques maisons en préfabriqués réceptionnées, en ces termes : "Infiltrations d’eau, matériaux fragiles, mauvaise isolation".

Le deuxième personnage est  le député européen Søren Bo Søndergaard, membre de la commission de contrôle budgétaire du Parlement européen, avec un rapport présenté au parlement européen en novembre 2013, pas du tout rassurant. Dans ce rapport, on découvre qu'une bonne partie des 493 millions d’euros de fonds de solidarité européens pour les logements d’urgence de L’Aquila ont été payés à des sociétés liées à la criminalité organisée, à la mafia, qui s’est largement servie de la méthode des surfacturations.

Le troisième personnage est le Maire de L’Aquila. Avant de démissionner quelques semaines après cette interview, le Maire de L’Aquila confiait à Euronews que pour reconstruire sa ville, il faudrait 5 milliards d'Euros, et personne ne sait où aller le trouver. Et l'enfumage du G7 a été d'un cynisme déconcertant. “Nous avons trouvé le moyen de réunir l’argent pour reconstruire, parce qu'il faut beaucoup d’argent (…) faire un emprunt auprès d’un pool de banques sur 40 ans par exemple". Voilà dans quel désarroi se trouve aujourd’hui la ville de L’Aquila qui a abrité le sommet de G7+1 en 2009, qui malgré les généreuses promesses des prétendus plus puissants de la planète, ne trouve pas mieux que de chercher désespérément sur 40 ans des emprunts pour reconstruire la ville et revivre tout simplement dignement.  S’ils ne peuvent pas s’aider eux-mêmes, comment peuvent-ils sauver l’humanité ? A-t-on besoin d’être une experte pour comprendre que cette chose appelée G7 n’est qu’un véritable bluff médiatique ?

Retournons en 2009 à ce sommet de L’Aquila.

Six présidents africains furent invités y compris, le président en exercice de l’Union Africaine Muammar al-Kadhafi, pour s’entendre promettre 20 milliards d’euros en 3 ans pour faire de l’Afrique un continent développé. À peine 2 ans après, ce sont les membres de ce G7 qui incapables de satisfaire à leurs promesses mensongères vont tuer, assassiner l’alors président de l’Union Africaine. En 2014, 5 ans après, chacun peut constater de lui-même que rien des 20 milliards d’Euros promis n’a été versé à personne sur le continent Africain, confirmant de fait que le G7 est avant tout un club de menteurs qui s’ennuient.

Le plus ridicule de ce cirque viendra de la bouche du président du Conseil italien durant la même conférence de presse à la Maison-Blanche. Et voici ce qu’il déclare:  «Gli Stati Uniti metteranno a disposizione di vari paesi poveri una quantità enorme di moneta per garantire il raggiungimento dell'obiettivo della sicurezza alimentare». Qui se traduit plus ou moins, ainsi: «Les États-Unis mettront à disposition de divers pays pauvres, une quantité énorme d’argent, pour garantir l’objectif de la sécurité alimentaire.»

Analysons bien ces propos. Ils sont prononcés à la Maison-Blanche par un Italien, qui prête au président américain des propos qu’il n’a pas tenus lui-même devant la presse, puisqu’il s’agit d’une conférence de presse réunissant les deux hommes. Si monsieur Obama voulait mettre à la disposition des pays dits pauvres une quantité énorme d’argent, pourquoi ne prend-il pas le plaisir de l’annoncer lui-même? Mais il y a pire: qu'est-ce qu'une «quantité énorme d’argent»? Voilà deux pays qui sont les plus endettés du monde et qui vont allègrement trouver une quantité énorme d’argent pour les pays africains.

Question: pourquoi ne mettent-ils pas une partie de cette quantité énorme d’argent pour rembourser leurs dettes publiques ? Ou même pour aider à reconstruire la ville de L’Aquila même. Nous étions en 2009 avec ces promesses. Il y a 5 ans. Quelqu’un a-t-il un seul exemple au monde d’un pays qui a résolu son problème alimentaire grâce à cette prétendue quantité énorme d’argent de Obama ? Moi je n’en connais pas. Ce n’est donc que du bluff, mais qui a pour le moins, le mérite d’épater les naïfs. En effet, au G8 de L’Aquila, il y avait une honteuse procession de certains chefs d’État africains qui s’étaient laissés séduire par ces promesses mensongères.

COMPARAISONS STATISTIQUES DES DETTES PAR PAYS

Selon le classement le plus récent (2011) de la CIA World-factbook, voici la situation des dettes de tous les pays du G7 +1 :

Japon : 205,50% du PIB (243,20% en 2013)

Italie : 120,10% du PIB (132,5% en 2013)

Canada : 87,40% du PIB (89,10% en 2013)

France : 86,10% du PIB (93,90% en 2013)

Royaume-Uni : 85,30% du PIB (90,10% en 2013)

Allemagne : 80,60% du PIB (78,10% en 2013)

États-Unis : 67,80% du PIB (104,50% en 2013)

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Russie : 8,30% du PIB (9,10% en 2013)

On peut bien  constater que selon les chiffres communiqués par les services américains de renseignement (CIA) depuis Washington, c’est bien la Russie qui est le pays le moins endetté, et compte 8 fois moins de dettes publiques que le plus vertueux de ce cercle, les USA.  Les chiffres de 2013 sont ceux fournis par chaque état au début de l’année 2014 et confirment la tendance de ceux fournis par la CIA.

En comparaison au fameux G7, selon la même source et la même année, la Guinée Équatoriale a une dette de 5,10% par rapport à son PIB, l’Algérie 8,30%, le Cameroun, 13,90%, le Nigeria, 17,80% et l’Angola 18,10% de la richesse du pays appelée PIB.  Comment des pays dont la dette publique est supérieure à la richesse totale du pays peuvent-ils prétendre décider de l’avenir du monde et être son directoire ? Ce sont des pays à la gestion calamiteuse des finances publiques qui au lieu de se cacher et se taire prétendent enseigner la bonne gouvernance aux autres pays plus vertueux.  Comment un pays comme l’Italie qui a depuis 2001 assisté à la disparition de 120 000 usines dans tous les secteurs prétendre être plus puissant que la Chine qui croupit sous ses gigantesques réserves monétaires résultant de ses exportations dans le monde entier ?

En conclusion, l’annulation de la rencontre du G8 de juin 2014 à Sotchi est comme annuler une nullité. C’est comme passer son temps à faire des opérations de multiplication par zéro. Et comme par définition, si vous multipliez n’importe quelle variable par zéro, fut-il très grand, vous obtiendrez toujours zéro. Ne pas tenir le G7+1 à Sotchi, ne change en rien la bonne marche du monde. Exclure ou par la Russie du G8, ne rendra ni froid ni chaud le sort du citoyen russe, encore moins celui de sa province de Crimée.

Et les déclarations de Obama à son arrivée le 4 juin 2014 à Bruxelles, où il dit qu’il ne renoncera jamais à la Crimée, on se demande tout simplement s’il n’est pas en train de délirer. Ou bien il est juste aveuglé par la haine anti-russe ?

OBAMA ET LA HAINE ANTI-RUSSE

Nous, Africains, connaissons la discrimination basée sur la couleur de la peau. Ce que nous ne savons pas, c’est qu’en Europe, il existe une discrimination encore plus forte, basée non pas sur la race ou la tribu, mais sur la langue. Ainsi, tout le problème ukrainien n’est au fond que l’épilogue d’une discrimination des russophones en vigueur dans toute l’Union européenne. Oui, vous avez bien compris, dans les pays de l’Union européenne, parler russe est un crime. Parler le russe est pire que le déicide des juifs. La discrimination des juifs en Europe est basée sur les mensonges de la bible selon lesquels, les juifs auraient tué le fils de dieu. Il suffit de constater que Dieu n’existe pas pour comprendre qu’il s’agit d’une discrimination basée sur du mensonge. Pour les Russes, c’est encore pire. L’accusation n’existe pas. Si vous parlez russe, vous êtes forcément un diable. Et l’Union européenne laisse faire, que dis-je ? L’UE encourage cette discrimination, puisqu’elle ferme l’œil dessus et fait semblant de ne pas voir. En Lettonie par exemple, lorsque ce pays autoproclame son indépendance de la Russie en 1991, cette dernière ne s’y oppose pas. Mais ce qu’elle fait pour remercier la Russie de sa non-ingérence, est hallucinant : Le pays nouvellement indépendant, ne donne la nouvelle nationalité lettone qu’à tous ceux qui ne parlent pas russe. Et aux russophones ? Apatride. Oui, c’est bien cela, aujourd’hui en 2014, avec l’approbation de l’Union européenne, les populations russophones de la Lettonie n’ont aucune nationalité, n’ont aucun passeport et donc ne peuvent pas quitter le pays pour un quelconque voyage à l’étranger. À moins de s’inscrire dans un parcours du combattant pour prouver qu’on mérite d’être un Letton. C’est en tout cas ce qui est arrivé à l’actuel Maire de la capitale Riga, Monsieur  Nils Ušakovs. Son histoire semble tirée d’un film d’horreur. Ce jeune homme très intelligent et actif est le plus jeune maire de la Lettonie. Il raconte dans sa biographie que ce n’est qu’à 23 ans qu’il a réussi à obtenir la citoyenneté lettone. Mais le pire est que sa propre maman, à ce jour, n’a aucune citoyenneté, les autorités lettones ne l’ont pas trouvé suffisamment aptes pour être une Lettone. Résultat, elle est apatride. Sa seule faute : parler un letton pas très limpide, en plus d’un accent de russophone. Et pourquoi la Russie ne pourrait-elle pas lui donner un passeport russe ? Réponse : parce que l’Union Européenne et l’OTAN s’insurgeraient immédiatement et l’accuseraient pour : « ingérence dans les affaires d’un pays démocratique, membre de l’UE et membre de l’OTAN ».

Voici ce qu’il écrit dans sa biographie : “Mon père aussi était apatride, ma mère n’a toujours pas la citoyenneté lettonne, cette question a quelque chose de très personnel pour moi”.  En 2009, son parti politique qu’il a créé gagne les élections politiques. Mais il ne sera jamais le premier ministre de Lettonie, parce que tous les autres partis politiques lettons qui ont perdu les élections vont se mettre d’accord pour l’exclure du pouvoir. Il se contente donc de la Mairie de Riga où de tels arrangements ne sont pas prévus par la loi. Dans cette ville, 60% de la population parle le russe. Il gagne donc, très facilement  les élections municipales et devient le plus jeune maire du pays. Mais avec la crise économique, pour sauver sa ville, il a besoin de rentrées d’argent. Il met le cap sur Moscou, où il se rend régulièrement pour vanter les mérites de sa ville aux touristes russes et ça marche. Ces touristes affluent, les caisses de sa mairie se remplissent et ça suscite finalement des jalousies. On l’accuse alors d’être un espion de Poutine. Dans la presse lettone, on publie même ses correspondances avec un employé de l’ambassade de la Fédération de Russie en Lettonie, un certain, Alexandre Hapilov, le suppliant d’encourager la venue des touristes russes dans sa ville. Voici ce qu’il en dit dans sa biographie :

“Qui d’autres devrions-nous fréquenter ? Il n’y avait pas d’alternatives en Russie (…) Ma tâche était de faire la publicité de Riga et de créer un climat politique favorable, puisque les touristes venaient, l’argent des entrepreneurs russes affluait, et tout cela était utile à la ville.”

Si toutes ces calomnies ne l’ont pas éclaboussé, c’est tout simplement parce qu’il a su mener une gestion très saine et rigoureuse des finances de sa mairie. Une honnêteté que mêmes ses coriaces adversaires le lui reconnaissent. Il est évident que l’Union européenne qui attribue le Prix Sakharov à des lauréats situés dans les pays prétendument dictatoriaux ne donnera jamais ce prix au jeune Nils Ušakovs. Il va chercher secours dans le mauvais pays. S’il avait été en Russie, en République Démocratique du Congo, en Chine ou au Zimbabwe, nul doute qu’il aurait aujourd’hui obtenu le prix Nobel de la Paix. Et le soutien de toutes les ONG dites de défense des droits de l’homme.

Dans un article qui lui est dédié par deux journalistes, Tomas Ancytis et Vaidas Saldziunas, dans la revue "LIETUVOS RYTAS" de VILNIUS, on trouve cette déclaration :

« D’où viennent alors les plaintes de certains Lettons à l’égard de ce politique russophone ? Évidemment, la “loyauté”. Ce terme revient fréquemment dans les discussions avec les Lettons ethniques. Ils ne font pas confiance aux hommes politiques russes, un point c’est tout  (…)  Mais il semble que ces soupçons soient de moins en moins nécessaires. Nils Ušakovs est un homme politique dont le nom n’a jamais été associé à aucun scandale ».

CONCLUSION

L’exclusion de la Russie du G7 est insignifiante par rapport à la revanche contre le racisme anti Russe dont le président russe, Vladimir Poutine, est le maître d’orchestre. Il est en train de déployer sa stratégie partout en Europe pour reconquérir la dignité de ce peuple qu’on a meurtri avec la légende de la démocratie. L’Occident a la malchance d’affronter ce début du 21e siècle avec des dirigeants politiques complètement déphasés par rapport à différents théâtres de conflits. On les a vus soutenir en Syrie, les mêmes qui rentrent commettre les attentats en Belgique. Monsieur Hollande menace de bombarder la Syrie, sans jamais se demander s’il peut résister à la puissance de feu de la Russie en Syrie. On va finir par regretter la guerre froide. Il y avait plus de tension, mais au moins, en même temps, on avait des dirigeants valables et très coriaces pour  y faire face. Aujourd’hui, les dirigeants occidentaux ne savent même pas poser clairement le problème qu’ils prétendent résoudre. La catastrophe libyenne est là pour nous réveiller là-dessus.

Le G7 est un organisme inutile, anachronique, composé d’États trop endettés pour faire peur à une mouche. Il mérite tout simplement d’être dissout au plus vite. La Russie est avant tout un pays européen. J’ai l’impression, lorsque j’écoute le président américain Obama parler de la Russie, qu’il parle d’un pays situé sur la planète Mars. On peut être clément avec monsieur Obama lorsqu’on sait que les Américains ne sont pas forts en géographie ; mais que dire de François Hollande, de David Cameron qui pataugent dans l’incompréhension la plus totale du marécage d’une politique internationale que leurs conseillers et eux-mêmes semblent ne pas comprendre, tellement c’est compliqué.

Baboné (Cameroun) le 5 juin 2014

Jean-Paul Pougala

(ex-domestique de maison)

2 commentaires

  1. Deroeux Maxime a dit:

    Je pense qu’un commentaire de relecteur est resté dans la version publiée… « S’il avait été en Russie, en République Démocratique du Congo, en Chine ou au Zimbabwe, nul doute qu’il aurait aujourd’hui obtenu le prix Nobel de la Paix. [je ne comprends pas la logique de cette phrase]. » Bien à vous, Maxime Deroeux

    26/08/2014
    Répondre
    • Jean-Paul Pougala a dit:

      En effet, merci beaucoup pour la remarque, cela a été corrigé. 

      29/08/2014
      Répondre

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