Non, Mandela n’est pas mon héros

Mandela a été inhumé avant hier 15/12/2013 selon le rite de la spiritualité africaine non-déiste : un bœuf a été sacrifié pour l’accompagner dans le monde des ancêtres, ce qui est très bien, dans une Afrique où les intellectuels se bousculent pour se faire enterrer selon les rites chrétiens ou musulmans des oppresseurs. Contrairement à la culture islamo-judéo-chrétienne de la hiérarchisation de la société jusqu’aux défunts, le partage, l’égalité entre les êtres humains et le culte/la place accordée à nos morts constituent la base de la société traditionnelle africaine. Alors que certains occidentaux auraient voulu faire un pèlerinage sur la tombe de Mandela, la culture africaine ne le leur a pas permis. Cela n’a pas été possible parce que dans cette culture, chaque mort est égal à un autre et chacun a son propre ancêtre, qui est son parent, son familier immédiat. Mandela devient l’ancêtre de ses enfants, de ses petits enfants, de ses cousins, de ses neveux etc. Mais pas l’ancêtre suprême des Sud-Africains. Chaque personne ayant son propre ancêtre, de même que Steve Biko est l’ancêtre de ses propres familiers à est à égalité avec Mandela. Et c’est cette conception du monde du partage comme base de la cohésion sociétale qui est à l’origine de la lutte qu’a mené Mandela pendant 27 ans derrière les barreaux. Ceux qui ont traité Mandela de communiste n’ont tout simplement pas compris que la tradition africaine n’a pas eu besoin de lire Karl Marx, pour comprendre que l’injustice sociale est le pire ennemi de toute société, loin de tout éventuel ennemi extérieur. Et c’est pour avoir trahi ce principe africain de la lutte pour le partage des ressources sud-africaines que Mandela a failli à sa mission. Tout s’est passé comme s’il était entré en prison parce que son peuple brûlait d’envie d’avoir un Européen comme ami, ou comme voisin. Non, ces Européens se sont illustrés en voleurs, en truands, en braqueurs des richesses de l’Afrique du Sud. Sorti de prison, Mandela a donné l’impression qu’il suffisait de dire au braqueur de nous laisser dormir en paix dans les toilettes et non plus de nous restituer un minimum de nos propres richesses.

Il n’est pas très important de savoir si Nelson Mandela est un héro pour Pougala ou non. Il est plus intéressant de se demander s’il était un héro pour son propre peuple. Comment son peuple a-t-il vécu ces écarts de comportement entre sa misère quotidienne et l’image que les populations d’origine européenne projetaient de lui?

Pour le comprendre, retour au jour de la cérémonie officielle dans le stade de Soweto. Ce stade qui était désespérément vide. Lorsqu’en plus on enlève les 90 chefs d’Etat et leur délégation, certains sont même venus avec 2 avions comme le chef d’Etat français. Lorsqu’on y ajoute les nombreux journalistes qui faisaient 8 heures de queue pour avoir l’accréditation, on constate l’ampleur du désintérêt de la population noire sud-africaine pour cet homme. Mais ce qui m’a le plus marqué, n’est pas ce qui se passait au stade principal. C’est plutôt ce qui se passait à l’autre stade Orlando, et pire, ce qui ne se passait pas. Dans ce stade, on avait érigé des écrans géants pour accueillir les nombreux Sud-Africains qui ne trouveraient pas la place au stade principale et ce stade est resté tout aussi vide, avec le gène de tous ces journalistes occidentaux à qui la rédaction donnait l’antenne pour raconter l’ambiance du stade et étaient tous obligés d’inventer des romans de leur propre imagination, car il n’y avait pas d’acteur pour leur film, la population avait tout simplement déserté. On peut donc dire que Mandela est plus un héro pour les Blancs et non pour les Noirs, mais pourquoi ?

« L’arme la plus puissante entre les mains de l’oppresseur est l’esprit de l’opprimé.  »

Steve Biko

J’ajoute, que la plus grande intelligence de l’oppresseur est sa capacité à mettre l’opprimé au service même de l’oppression. Et en plus, au final, qu’il soit même content de le faire.

Nelson Mandela est cet opprimé qui a complètement retourné sa veste pour se mettre résolument au service de l’oppresseur. Il a été deux fois plus dangereux que l’oppresseur, parce qu’agissant par procuration contre son propre peuple, ce dernier ayant par malchance déjà abaissé sa garde, convaincu d’avoir un des leurs aux manettes.

Mais Erreur ! Erreur très grave. Cette personne aux manettes n’était plus à son service, mais complètement manipulée. Mandela était au service de l’oppression pour le seul et unique objectif, celui de l’accaparement des énormes ressources naturelles du pays, au service d’une poignée d’hommes et femmes venus d’Europe, au service d’une minorité de nantis, toujours avides d’argent et du sang de ce peuple doublement trahi.

Ce même Mandela, le poseur de bombe, qui a fait le tour d’Afrique et a appris surtout en Afrique du Nord toutes les techniques pour commettre des attentats, afin de contraindre l’étranger, oppresseur à lâcher du lest et partager la richesse du pays, de son pays. 27 ans de prison ont suffi pour effacer ses revendications de société juste. Mandela s’est mis au service d’un système ignoble d’injustice et d’exclusion, un des pires au monde. Et a préféré devenir le champion de la futilité démocratique. Il est devenu l’idiot utile qu’on utilise pour vendre la démocratie occidentale.

Mais vu le résultat, c’est un mensonge que le vendeur s’est infligé à lui-même. Vanter le mérite de la démocratie en prenant l’exemple de l’Afrique du Sud de Nelson Mandela, m’a toujours semblé une mauvaise blague ou un cynisme qui ne dit pas son nom, puisque comme je le dis depuis des années : voter n’a jamais changé le destin d’un peuple, Voter n’a jamais changé un pays. Et le sort des populations africaines d’Afrique du Sud avant et après l’horrible violence de l’apartheid avec ses complicités des pays occidentaux, prétendument champions de la démocratie, est là pour témoigner.

Le Président de l’ANC Oliver Tambo a écrit ceci à la sortie de prison de Mandela :

« The fight for freedom must go on until it is won; until our country is free and happy and peaceful as part of the community of man, we cannot rest. »

En d’autres termes, « notre lutte pour la liberté doit continuer jusqu’à la victoire, jusque ce que notre communauté soit libre, heureuse ».

Question : l’ANC de Mandela a-t-il gagné ou perdu la bataille qu’il avait engagée pour libérer son peuple et le rendre heureux ? Le peuple sud-africain est-il heureux ? Comparé à la période de l’apartheid, vit-il mieux aujourd’hui ou avant ? La réponse est sans équivoque : Mandela a perdu, l’ANC a perdu.  Et ce, sur plusieurs plans :

Il y a à peine 10 jours que l’ancien président sud-africain est décédé qu’il est déjà canonisé par les médias occidentaux, relayant de fait la satisfaction que l’establishment de cet Africain qui s’est très bien comporté, c’est à dire comme le système dominant attendait de lui. Même les Africains sont nombreux à s’y mettre.

WINNIE MANDELA – UN DIVORCE PAS CLAIR

Lorsque Nelson se sépare de Winnie, le motif officiel est l’infidélité. Cette dernière l’aurait trompé avec un jeune avocat. Cet acte était très certainement la preuve pour étayer mes soupçons selon lesquels Mandela avait signé un accord pour devenir un maître de cérémonie et non un vrai président.

Imaginez l’homme qu’on nous a toujours présenté: tellement bon, tellement généreux, tellement patient, capable de pardonner à ceux qui lui ont pris 27 ans de sa vie, capable de pardonner à ceux qui ont torturé et tué presque tous ses compagnons de lutte. Imaginez le même homme, qui perd la tête pour une histoire de femme, rancunier pour une histoire de jalousie, au point d’exclure sa femme de son premier cercle d’entourage, lors de son investiture à la présidence de la République d’Afrique du Sud. Cette femme qui pendant 27 ans durant a lutté, a fait le père et la mère pour les enfants, a séjourné en prison, a organisé les manifestations, les boycotts etc. C’était trop pour ne pas être louche. Le documentaire projeté au lendemain de la mort de Mandela par la chaine  Arte-Tv intitulé « Nelson Mandela – Le réconciliateur » le vendredi 06 décembre à 20h50 (documentaire de 111 min) nous donne un fragment de la vraie vérité. C’est le mauvais accord signé par Mandela avec ses geôliers qui est à l’origine de  sa rupture avec sa femme. Winnie Mandela a reproché à son mari d’avoir trahi le peuple.

Selon ce documentaire, l’histoire remonte à quelques mois avant la libération de Nelson Mandela. Ce dernier est transféré sans aucune explication, de sa prison, séparé de ses compagnons de 26 ans de prison, vers une résidence privée, de luxe, avec jardin et piscine. Désormais, c’est ici que tu dois résider, C’est le standing qui correspond à ton rang, lui avait-on dit. Aussitôt dit, aussitôt fait. Mandela s’est confortablement installé, comme chez lui. Sa femme Winnie est conduite par les services secrets sud-africains vers cette villa. C’est le jour J, pour Mandela de consommer sa première nuit intime avec sa femme depuis 26 ans d’attente. Mais Winnie refuse. C’est ce jour là que le mariage est terminé entre les deux. Winnie visite toutes les salles de la résidence sans parler, va au bord de la piscine, regarde les arbres avec les ampoules colorées. Et retourne dire à Nelson, qu’elle ne se sent pas à l’aise et qu’elle veut rentrer. Winnie avait compris que son mari avait été acheté.

Winnie sera prudente et ne passera pas une seule nuit là dedans. Mais d’autres personnes seront moins prudentes, notamment les membres de l’ANC qui vont se relayer dans cette villa raconter avec joie à leur ancien chef les nouvelles du terrain, les attentats, les blocages, les complicités dont ils jouissent au sein de la communauté blanche, notamment des militants blancs communistes. On saura par la suite que la villa était truffée de micros par les services secrets sud-africains, et que même les arbres du jardin étaient équipés de micros. C’est ainsi que même avant de proposer à Mandela la négociation, Monsieur Botha d’abord et De Klerk ensuite, avaient déjà recueilli le maximum d’informations sur Mandela et les stratégies qu’ils entendaient développer. Dans toute négociation, si vous pouvez anticiper les faiblesses de votre interlocuteur, vous avez gagné la partie. Et c’est comme cela que tout sera conclu au rabais pour la communauté Noire, puisque les Blancs n’ont rien lâché des revendications de l’ANC.

Le plus surprenant pour tous les membres de l’ANC est que Mandela encore incarcéré a décidé de négocier avec ses bourreaux de l’avenir de 80% de la population sud-africaine sans concerter personne dans le parti qui avait durant 27 ans porté son flambeau pour qu’on ne l’oublie pas, pour qu’on ne le tue pas en prison. Personne ne sait ce qui s’est réellement passé. Il n’a jamais donné d’explication à cette décision.

Et puis arriva le jour de la libération. Une véritable mise en scène avec une récitation digne des films d’Hollywood : Winnie qui sait que Monsieur a trahi tout le monde est quand même là main dans la main et soulève l’autre bras avec le poing serré. Ce que le peuple ne sait pas en ce moment, c’est que Mandela ne sortait nullement de prison. Il a tellement aimé cette maison qu’il a fait son exact réplique dans son village natal où il a été enterré. La suite des évènements, nous la connaissons : renoncement au programme de l’ANC qui stipule noir sur blanc la charte de la liberté (freedom charter) de la redistribution des terres, de la nationalisation des entreprises stratégiques dans le camp des mines et de l’énergie.

Rien de tout cela. A sa place, on a eu la plus grande fumisterie mondiale d’insulte à la mémoire des victimes de l’esclavage, de la colonisation et de l’apartheid. Banaliser à ce point la souffrance de tout un peuple, au point de demander aux victimes de la violence aveugle de l’apartheid de venir témoigner pour dire comment elles avaient fait pour appliquer leur instinct de survie pour se protéger des crimes du système de spoliation. C’est le supplice que le peuple noir sud-africain a gratuitement subi à cause de leur guide : Mandela.

Ce qui est curieux, c’est que cette commission n’a nullement fait la lumière sur l’assassinat des figures de premier plan de l’ANC, comme Steve Biko. Elle ne nous a pas dit qui dans les services secrets sud-africains a donné l’ordre d’assassiner le premier ministre suédois, Olof Palme,  vendredi le 28 février 1986, à 23h21, pour son combat contre le système odieux de l’apartheid? Pire, la CRV n’a nullement fait allusion à chercher à savoir ce que faisait l’espion boers Craig Williamson à Stockholm le jour de l’assassinat de Palme. La farse de la CVR ne nous a pas dit quel genre de substance toxique a été inoculée au président fondateur du PAC Sobukwe,  pendant ses années de prisons, pour qu’à sa sortie de prison en 1969, il meurt à petit feu jusqu’à s’éteindre en 1978 ? Qui a ensuite assassiné son  successeur en exile, David Sibeko le 12 juin 1979, à Dar-es-Salam en Tanzanie ?  La CRV ne nous a rien dit sur comment les services secrets sud-africains ont saboté l’avion du président Mozambicain Samora Machel causant sa mort en 1984, à cause de son soutien à la branche armée de l’ANC sur son sol, avec des camps d’entrainement. Et surtout, qui a donné l’ordre de tuer le président Mozambicain? La Commission Vérité et Réconciliation.

Saisi par la Commission Réconciliation et Vérité (CRV), l’Institut Néerlandais pour l’Afrique Australe, dirigé par un certain Peter Hermes, pour faire  la lumière sur l’assassinat à Paris de la représentante du Congrès National Africain(ANC) en France, déclare dans son rapport à la commission :

«Dulcie September a été tuée le 29 mars 1988 par les services secrets sud-africains avec la complicité des services secrets français (…) Dulcie September était une cible facile pour les services secrets sud-africains qui considéraient que le mouvement antiapartheid n’était pas suffisamment mobilisateur en France pour provoquer des manifestations à Paris, à la différence de Londres ou Amsterdam. Mais le vrai motif du meurtre pourrait bien être ailleurs: Dulcie September s’intéressait de trop près au commerce des armes entre Paris et Pretoria.»

Question : Pourquoi la commission n’a pas exigé à la France de venir s’expliquer et demander pardon au peuple Noir d’Afrique du Sud ? Ou à son Ministre de l’intérieur de l’époque Charles Pasqua dont le nom est cité dans le rapport ?  Ou alors, ce machin servait seulement à confondre les bourreaux et leurs victimes ?

Pour combattre la violence psychologique d’une telle initiative sur des failles de victimes déjà traumatisées par les trop longues années de la violence policière et militaire de l’apartheid, il fallait en plus lui demander de venir témoigner, en échange de l’armistice générale. La question qui m’a toujours taraudé l’esprit à ce sujet était : pourquoi les Occidentaux qui ont suggéré à Mandela une telle commission de réconciliation ne l’ont jamais appliquée chez eux ? En voici un exemple

QUELLES COMMISSIONS  EN EUROPE A LA FIN DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE ?

EN ALLEMAGNE : Procès de Nuremberg

Le procès de Nuremberg se tient du 20 novembre 1945 au 1er octobre 1946 pour juger 24 ténors du Troisième Reich, définissant le Nazisme comme un crime contre la paix et crime contre l’humanité.

Le plus drôle est que le tribunal s’invente des pouvoirs qu’il n’a pas, émets des sentences rétroactives. En d’autres termes, ce tribunal spécial qui n’est constitué sur la base d’aucun texte juridique international, viole toutes les conventions pour atteindre le seul but de marquer une rupture avec la période triste du nazisme et les hommes qui l’ont incarnée.

Le 1er Octobre 1946, le verdict tombe : tous les recours en grâce sont rejetés. Plusieurs condamnations très lourdes dont 12 à mort. Plusieurs détenus se suicident avant la fin du procès. Le 16 octobre les condamnés sont aussitôt pendus.

Le procès de Nuremberg va faire une victime mémorable : un innocent sera déclaré coupable, pendu, avant qu’on se rende compte de l’erreur quelques années après. C’est le cas de l’officier Alfred Josef Ferdinand Jodl, né le 10 mai 1890 à Wurtzbourg et pendu le 16 octobre 1946 à Nuremberg. C’est le 2 Mars 1953, c’est à dire presque 7 ans après son exécution que le tribunal de Munich va le déclarer innocent. Trop tard, on l’a déjà pendu à la hâte, pour fermer le chapitre du Nazisme.

Pourquoi ceux qui ont jugé utile d’instaurer un tribunal à Nuremberg en Allemagne, pour juger les leaders d’un système de violence et de discrimination comme le Nazisme, on applaudit qu’en Afrique du Sud, on ne fasse pas de même à la fin de l’apartheid ? Y-a-il deux poids deux mesures, chaque fois qu’il s’agit d’appliquer les règles élémentaires au respect des droits des Noirs?

EN FRANCE ? L’épuration

 Pour le Général de Gaulle, encouragé et soutenu par les Américains et les Britanniques, toute personne qui avait été complice des occupants allemands ne méritait pas de vivre. Il ne fallait pas que ces gens peu recommandables puissent polluer le nouveau cours de l’histoire avec leurs comportements déviants de complicité avec des criminels du régime précédent. La France a ainsi, une fois la guerre terminée, mis en pratique une des épurations les plus cruelles de l’histoire de l’Humanité. Ainsi, selon la une du quotidien français le Figaro du 6 Avril 1946, le million de Français ayant manifesté la moindre sympathie avec l’Occupant pendant la guerre a été arrêté et incarcéré, c’est à dire 1/10 de la population active, précise le quotidien. En seulement 2 ans, plus de 100.000 de ces prisonniers seront exécutés et leurs biens, confisqués.

Dans le numéro spécial de la revue « Défense de l’Occident », une étude sortie en 1951 sur le phénomène de l’Epuration dit ceci: « si l’on fait entrer dans le calcul les personnes qui ont été frappées au titre de l’Epuration professionnelle, qui ont perdu leur situation, soit sous la pression des syndicats, soit par diverses causes tenant à l’application de la législation de l’épuration, le chiffre des Français ayant perdu leur situation ou leur gagne-pain par la suite de l’Epuration, a largement dépassé 1 million de personnes».

Combien de personnes ont été exécutées au titre de l’épuration ?

Pour le savoir, revenons en février 1945, lorsque le ministre français de l’Intérieur dans le gouvernement de De Gaulle, le socialiste Jean Tixier,  remet au colonel Dewavrin, les rapports des préfets, sur lesquels il était clairement indiqué que, de juin 1944 à février 1945, ce sont 105 000 français qui avaient été exécutés sur ordre du Général De Gaulle, pour complicité avec l’ennemi durant la guerre.

Et c’est en 1951 que va arriver la loi de réconciliation nationale, dite la loi Minjoz du 5 janvier 1951 pour gracier tous les crimes commis jusqu’au 1er janvier 1946 par les lieutenants de De Gaulle. Cette commission de réconciliation n’était rien d’autre que l’autoamnistie de ceux qui venaient de prendre le pouvoir, au cas où à quelqu’un viendrait la mauvais idée de s’y aventurer et vouloir les traduire en justice.

L’Epuration n’a épargné personne, même les militaires ont été très lourdement touchés. On calcule que sur les 30 000 hommes en arme, 20 000 ont été victimes de l’Épuration.

Même la presse a été épurée, tous ceux qui avaient écrit la moindre phrase positive en regard de l’Occupation nazie étaient immédiatement arrêtés. La plupart des maisons d’édition françaises ont été tout simplement fermées.

AZANIE

Durant la période de l’apartheid, il y avait un mot d’ordre parmi les chefs d’état africains : ne jamais utiliser le mot Afrique du Sud pour designer le pays où Mandela était tenu en prison, mais AZANIE comme l’avaient voulu les deux partis anti-apartheid mis hors la lois au même moment, l’ANC et le PAC (Pan Africanist Congress), qui sera même rebaptisé: « Pan Africanist Congress of Azania », s’offusquant du fait qu’un pays puisse s’appeler EUROPE DU SUD, ASIE DU SUD OU AMERIQUE DU SUD. Ils nous avaient dit que le jour où les Noirs gagneraient la bataille, le pays deviendrait l’AZANIE et c’est ce qui a fait que dans tous les discours officiels à Kinshasa,  Nairobi, Dar-Es-Salaam ou Yaoundé, les chefs d’Etat utilisaient systématiquement le nom Azanie pour parler d’Afrique du Sud, pour marquer leur adhésion à la lutte soit du PAC que de l’ANC. Jusqu’au jour où un certain Nelson Mandela est sorti de prison et sans donner d’explication à qui que ce soit a oublié le mot Azanie pour utiliser lui aussi, comme les boers, le mot Afrique du Sud. Quel ne fut le désarroi de toute l’Afrique qui pour tenir la flamme toujours vive avait suivi à la lettre les indications de l’ANC et de l’autre parti anti-apartheid, le Congrès Panafricain (PAC). Il ne fit même pas une conférence de presse pour expliquer ce soudain revirement.

BANQUE CENTRALE SUDAFRICAINE

Sur tout le continent africain, l’Afrique du Sud est le seul pays où la banque centrale est entre les mains des privés. C’est à dire que les Noirs ont lutté depuis des années pour revendiquer le droit sur leurs ressources et voilà qu’au moment où on leur sert la nouvelle selon laquelle Mandela a fait des miracles, dans les faits, ce peuple s’est enfoncé dans une des pires dictatures économiques et raciales du continent africain. En effet ce sont les mêmes racistes d’hier qui impriment jusqu’à l’argent utilisés par tous les Sud-Africains. Mandela n’a pas jugé utile de s’attaquer à cette anomalie toute sud-africaine.

Par erreur, on croirait qu’il s’agit d’un problème sud-africain et qui ne se limite qu’à l’Afrique du Sud. Malheureusement, l’Afrique du Sud est le laboratoire où s’expérimente la plupart des choses qui seront ensuite en application partout en Afrique subsahélienne. Nous allons voir dans les lignes qui suivent comment.

PUBLIC ET PRIVE EN AFRIQUE DU SUD, PREDATEURS EN AFRIQUE

Ici au Cameroun, il y a 2 opérateurs privés de téléphonie mobile : l’opérateur sud-africain MTN et l’opérateur français Orange. J’ai vu des gens m’expliquer qu’ils préfèrent MTN parce qu’elle est une entreprise africaine. J’ai eu du mal à leur expliquer que MTN et Orange ont exactement les mêmes actionnaires et qui attentent du marché camerounais les mêmes bénéfices, les mêmes profits.  Et ces actionnaires, qu’ils soient résidents en Afrique du Sud ou en Europe, sont tous de la même origine : une population européenne.

Dans le domaine financier, par exemple, ce sont les deux secteurs public et privé qui se comportent en prédateur pour mettre la main sur le secteur financier de toute l’Afrique, jour après jour. La stratégie commence par le renflouement des caisses de certaines banques qui sont en recherche désespérée de liquidités et ensuite, comme elles sont incapables de rembourser, c’est la société sud-africaine qui entre ainsi au capital de la banque ciblée. Souvent, même quand la banque peut rembourser ses dettes, la société sud-africaine ne veut plus de son argent. Tout ce qui l’intéresse, c’est d’entrer au capital de la société africaine en question. C’est en tout cas ce qui s’est passé pour la banque togolaise Ecobank créée au Togo en 1985, qui avec sa présence dans 32 pays africains peut se vanter d’être la banque la plus diffusée sur le continent. En 2011, cette banque qui est côtée à la Bourse de Johannesburg, croise la route d’une institution que les Africains ne connaissent pas, mais qui est la pire prédatrice de tout le continent, c’est la Public Investment Corporation (PIC). Parce que c’est un établissement public géré directement par le gouvernement sud-africain. C’est un fond souverain crée en 1911, pour gérer les fonds de pensions des retraités de la fonction publique sud-africaine. Et qui sont ces retraités? Les 95% sont, bien sûr, les populations blanches qui ont servi le régime odieux de l’apartheid. Son butin de guerre est colossal au niveau africain, capable de mettre à genoux n’importe quelle entreprise publique ou privée. Il est doté d’un cash de 1000 milliards de Rands sud-africains, c’est-à-dire environ 100 milliards de dollars. En avril 2012 la PIC devient le premier actionnaire d’Ecobank en raflant les 20% de son capital.

Lorsqu’en septembre 2013 Ecobank rend publics ses résultats des 3 premiers trimestres de l’année avec 250 millions de dollars de bénéfice, en hausse de 65% par rapport à l’année précédente, c’est la banque sud-africaine Nedbank qui est montée au créneau pour demander sa part du gâteau et a simplement décidé contre l’avis d’Ecobank de convertir son prêt de 285 millions de dollars en actions. C’est à dire, elle aussi, mettant la main sur 20% du capital d’Ecobank. Mais qui est Nedbank ? C’est tout simplement la filiale sud-africaine de l’assureur britannique Old Mutual. En définitive, voilà comment la Grande Bretagne avec l’Etat sud-africain de Jacob Zuma vient de mettre la main sur la première banque africaine, prouvant de fait comment l’Afrique du Sud, façonnée sous Mandela, est devenue le starting-point (point de départ) de l’ultralibéralisme à la conquête de tout le continent Africain.

Au Ghana, en 1999, c’est la banque sud-africaine Standard Bank qui débute par le Ghana son assaut de l’Afrique en mettant très facilement la main sur les 93 % d’Union Mortgage Bank redevenue la Stanbic Bank Ghana. En 2012, c’est la sud-africaine FirstRand qui avec seulement 750 millions de rands, soit 75 millions de dollars a mis la main sur la Merchant Bank Ghana.  Et plus les entreprises ghanéennes se sont vues avalées par les britanniques et les sud-africaines, et plus les médias-mensonge nous ont raconté comment le Ghana était un pays vertueux.

SE MOQUER DE LA MISERE DES NOIRS EST LEGITIME EN AFRIQUE DU SUD

L’Afrique du Sud est le seul pays au monde où le braqueur Européen, à cause de la farce ayant conduit à l’impunité de la prétendue réconciliation,  se permet de narguer la misère de ses victimes, de se moquer de la pauvreté extrême des Noirs que le système de l’apartheid validé par Mandela, a entretenu jusqu’aujourd’hui.

C’est, en tout cas, ce qu’offre le boers Buks Westraad, propriétaire de Emoya Hôtel & Spa, en Afrique du Sud, afin dit-il de donner la chance à ses clients fortunés de jouer aux misérables, juste le temps de ce court séjour au fond du caniveau de la misère humaine.

Il a trouvé un nom plutôt exotique pour l’initiative : Shanty Town. Le tourisme de la misère.

Voici le message publicitaire que Buks Westraad écrit sur son dépliant :

« Cabanes en tôle ondulée, lampes à pétrole, radios à piles, toilettes extérieures, nous vous ferons découvrir les joies de la vie dans un bidonville, sans les nuisances sonores, sanitaires et les crimes qui vont avec.

Vous pouvez désormais expérimenter la vie dans une cabane, dans l’environnement sécurisé d’une réserve privée.

Voici le seul bidonville au monde équipé d’un chauffage au sol et d’une connexion Internet sans fil!

Nos cabanes sont totalement sûres et adaptées aux enfants ».

Ce cynisme se passe de commentaire. J’ai envie moi aussi de parier dans le futur sur une Afrique du Sud en paix, mais avec de pareilles provocations, j’ai peur que même le plus patient des pauvres sud-africains ne reste trop longtemps à regarder.

Cette initiative a choqué le monde entier jusqu’aux États-Unis d’Amérique où le penseur Stephen Colbert l’a qualifiée tout simplement comme :

« at best, insensitive; and at worst, poverty porn. » Qui signifie ‘‘au mieux, on en ressort insensible et au pire, c’est de la pornographie de pauvreté ».

En Australie

Voici comment  le journal News du 20 novembre 2013, a titré :

‘Luxury shanty town’ Emoya Estate called ‘poverty porn’ in South Africa

sous-titre : « A RESORT that allows rich people to live like poor Africans in shanty towns while enjoying five-star comforts has been labelled « poverty porn. »

En France

C’est le quotidien METRO du même jour 20/11/2013 qui va tirer la nouvelle ainsi :

« En Afrique du Sud, un faux bidonville pour riches en mal de sensations »

sous-titre : « En Afrique du Sud, Emoya Hôtel & Spa propose une expérience assez particulière : passer quelques jours dans la peau d’un « Africain pauvre » mais avec l’eau courante, l’électricité et le Wi-Fi. Il y a des limites à la précarité ».

Sauf en Afrique du Sud où les autorités n’ont pas jugé nécessaire de l’interdire. Zut ! On est en régime de réconciliation nationale, et on risque de m’accuser d’inciter les Noirs à la révolte. Et comme écrivait Voltaire dans Candide, « tout va au mieux dans le meilleur pays du monde possible », l’Afrique du Sud. Mais jusqu’à quand ?

SANCTIFIER MANDELA POUR MIEUX HUMILIER LES PRESIDENTS AFRICAINS

Il existe une stratégie bien définie pour désormais utiliser l’image de Mandela pour humilier les dirigeants africains les moins dociles. C’est le quotidien catholique français « La Croix » qui dès le lendemain de la mort de Mandela, annonce les couleurs. Dans son édition du 7 Décembre 2013, par la voix de son journaliste fétiche, Laurent Larcher nous indique la stratégie à venir. Ce dernier profite du sommet sur la défense à Paris pour poser la question à 4 journalistes africains de ce qu’ils pensent de la nouvelle sur la mort de Nelson Mandela. Et plutôt que de commenter sur le bilan ou la vie de l’homme, tous les 4 à l’unanimité, montent des charges contre les mêmes présidents qu’ils avaient accompagnés à Paris pour ce sommet. L’instrumentalisation de Mandela ne fait que commencer et à moins de nous prendre tous pour des idiots, comment un journaliste peut-il prétendre d’avoir tendu son micro à 3 journalistes africains pour parler de la mort de quelqu’un et que tous parlent plutôt contre les chefs d’états africains, tous. Cela m’a semblé plutôt suspect. Voici les propos que rapporte le quotidien :

« LARMES DE CROCODILE »

Ce sous-titre reprend les propos attribués au journaliste guinéen Lanciné Camara, président de l’Union internationale des journalistes africains (à Paris): « Ce sont des larmes de crocodile. Ils saluent la mémoire du résistant, et ils font le contraire chez eux. Ils s’accrochent au pouvoir alors que Mandela n’a fait qu’un seul mandat. Ils privatisent le pouvoir avec leur famille, ils enveniment l’esprit ethnique pour se maintenir à la tête de l’État, alors que Mandela a mis sa famille à distance du pouvoir, et qu’il n’a jamais monté les ethnies les unes contre les autres. Comment Paul Biya, Sassou Nguesso, Idriss Déby, Blaise Compaoré… peuvent-ils saluer sans la trahir, la mémoire de ce grand homme ? Qu’ils commencent d’abord à faire comme Mandela : savoir s’effacer pour laisser la place à l’alternance et au jeu démocratique. »

« UNE VASTE MASCARADE »

Lorsque j’ai lu ce titre, j’ai vite pensé qu’il s’agissait de la mascarade des Occidentaux pour la mort de Mandela. Eh non, la mascarade ce sont les chefs d’état africains. Lisez plutôt ces propos attribués à  Freddy Mulongo, de la République démocratique du Congo, envoyé spécial au sommet de Paris pour la radio de Kinshasa dénommée : « Réveil FM international » :  « Les hommages des chefs d’État africains, à de rares exceptions près, sont une vaste mascarade et d’une hypocrisie incroyable. Certains sont arrivés au pouvoir par les armes comme Blaise Compaoré, d’autres en trichant aux élections et en tripatouillant les Constitutions. Jamais Mandela n’a fait ça. Et son travail sur le dialogue, la création de la Commission vérité et réconciliation: beaucoup de chefs d’État s’en sont inspirés, sans jamais lui donner un contenu sérieux, par exemple dans mon pays, la RDC. Et le rapport aux journalistes? Combien de journalistes Mandela a-t-il mis en prison? Aucun ! Je suis abasourdi par ce cirque autour d’un si grand monsieur qui vient de partir! »

« AU-DELÀ DE TOUT CALCUL POLITIQUE »

Madame Houmi Ahamed-Mikidache, est une journaliste comorienne, correspondante à Paris de l’hebdomadaire comorien « L’Inquisiteur ».

« C’est normal qu’ils lui rendent hommage. Mais ce serait bien que d’autres suivent son exemple dans d’autres domaines. Il nous manque un Mandela pour le combat en faveur de l’éducation, de la santé et de l’environnement en Afrique ! »

Est-ce que le fait de résider à Paris rend les journalistes africains incapables de se démarquer de la campagne des médias publics français comme RFI et France 24 contre les présidents africains non dociles ? Ont-ils peur de ne pas voir leur titre de séjour renouvelé ou c’est juste de la médiocrité journalistique ?

LA VRAIE LIBERTE EST ECONOMIQUE : MA MESAVENTURE SUDAFRICAINE POST CVR (Commission Vérité et Réconciliation)

Cette histoire se trouve à la page 202 de mon livre autobiographique « In Fuga dalle Tenebre » (en fuyant les ténèbres) publié en 2007 par Einaudi en Italie. J’y raconte ma mésaventure sud-africaine, qui m’a porté à conclure que Mandela s’était trompé sur tous les plans, car il n’y a pas d’indépendance sans autonomie financière. Il n’y a pas la libération d’un peuple des chaines de l’esclavage sans les moyens économiques pour permettre à cette libération d’être effective et non, se transformer en cauchemar pour des gens qui n’ont pas connu autre chose dans leur vie que la soumission.

L’histoire se passe en 1997. Quelques mois après le verdict de la Commission Vérité et Réconciliation du 28 février 1997 qui était supposé ouvrir le pays à un lendemain plus apaisé. Mon entreprise italienne a comme objet principal la construction d’usines clés-en-main. L’enthousiasme de la libération et de l’arrivée de Nelson Mandela au pouvoir me pousse à chercher à développer mes activités en terre sud-africaine. Les contacts sont établis avec une entreprise de production agroalimentaire installée dans l’une des zones industrielles de Johannesburg. Pendant plusieurs  mois, je dois sortir l’artillerie lourde pour convaincre cette entreprise de préférer ma solution à celles de mes concurrents britanniques, allemands, danois et américains. J’offre le prix le moins cher, avec un service après-vente garanti par des ingénieurs des plus compétents prêts à intervenir en Afrique du Sud dans un délai raisonnable. La commande porte sur une ligne de plusieurs machines. Pendant des mois, plusieurs échanges ont eu lieu pour recevoir des échantillons des produits sud-africains, pour être testés et trouver la solution technique idéale. J’ai été convoqué plusieurs fois à la douane de l’aéroport international de Turin, parce qu’ils ne comprenaient pas ce qu’étaient ces poudres qui m’arrivaient régulièrement d’Afrique du Sud. Dans le doute, et avant l’énième analyse en laboratoire de la douane pour être certain qu’il ne s’agissait pas des substances interdites, je devais à chaque fois fournir des explications sous serment que ces poudres n’étaient pas de la drogue. Jusqu’au jour où tout avait été validé sur le plan technique. Et pour signer le contrat final, je devais me rendre en Afrique du Sud. La première douche froide m’arrive du consulat à Milan qui, à cause de mon passeport camerounais, a exigé de moi de faire un virement d’une somme importante au compte bancaire du consulat d’Afrique du Sud. Cette somme me serait restituée après mon retour pour être certain que je n’y resterais pas définitivement. Ma déception venait du fait que j’avais vite changé mon passeport, pour prendre un autre où il n’était plus écrit que je ne pourrai me rendre en Afrique du Sud, pour respecter le boycott que les pays africains avaient mis en place. L’Italien qui n’avait pas boycotté l’apartheid pouvait aller en Afrique du Sud sans visa, pas moi le Camerounais qui avait participé au boycott.

Qu’importe, j’allais signer l’un des plus gros contrats de ma vie. Pour les 12 heures de vol de Turin à Johannesburg via Paris, j’avais pris mon premier ticket Première classe. Grâce à mes fréquents voyages mes miles me permettaient de monter en classe. Mais c’était la première fois que je payais de ma poche une place en première pour une si longue distance. Arrivé à Johannesburg, un dimanche, comme convenu, l’hôtel a envoyé sa navette me chercher. Lundi matin, très content, j’informe par téléphone ma cliente (qui veut m’envoyer un chauffeur) que jer suis bien arrivé en terre sud-africaine et que j’ai déjà loué une voiture avec chauffeur pour mon séjour et que j’arriverais d’un moment à l’autre à l’usine. Après environ 45 minutes de trajet, avec le chauffeur, nous entrons dans la zone industrielle de Johannesburg. Et à l’entrée de l’usine point de destination, il y a un vigile qui nous demande quelle personne nous allons voir. Je communique le nom. Le vigile prend son téléphone et parle avec la personne en langue boers. La discussion s’éternise. Plusieurs personnes se succèdent de l’autre coté du téléphone pour demander des explications au vigile. Pour eux, ils attendaient quelqu’un en provenance d’Italie et de surcroit, un certain Docteur Jean-Paul Pougala qui ne pouvait pas être moi, ou tout au moins, pour eux ne pouvait pas être un Noir. Après d’énièmes détails à mes différents interlocuteurs, mon chauffeur d’ethnie Zulu, m’a dit tout bas :  « Le vigile est en train de leur dire que tu es vraiment noir comme du goudron ». Et que c’est ça le problème. Le vigile répétait pour une énième fois à l’énième interlocuteur de l’autre coté du téléphone que le Pougala qu’il avait devant lui n’était ni français, ni belge, ni suisse, mais tout simplement noir comme du goudron. Et après une heure de temps de ce cirque monstrueux, la sentence est tombée : j’étais déclaré personae non grata (personne non désirée) à l’intérieur de la concession du terrain de l’entreprise et j’ai été prié de faire demi-tour à l’hôtel et demi-tour en Italie, sans aucune autre explication… Nous nous trouvions dans la nation dite Arc-en-ciel où subitement les Blancs et les Noirs étaient devenus des amis, mais je n’avais pas la bonne couleur de peau pour me trouver là, pour parler d’économie, pour parler d’industrie, pour toucher au gâteau de l’eldorado sud-africain. Mon voyage retour a été sans aucun doute le plus long voyage de ma vie. Que de questions restées vaines je me suis posées.

Auparavant, lorsque j’étais étudiant, j’ai été passé à tabac par des jeunes Italiens aux cris de : « singe rentre dans ta forêt ».  Malgré des blessures profondes sur tout le corps la police de Perugia a refusé de prendre ma plainte classant mon cas comme celui d’un simple alcoolique et l’hôpital de Perugia a refusé de m’hospitaliser, sous prétexte que mon statut d’étudiant africain me donnait une couverture médicale valable uniquement pour transporter mon cadavre jusqu’à mon pays d’origine. Je n’ai pas eu d’autre choix que celui de rentrer chez moi et attendre tranquillement que la douleur fasse son effet et s’estompe d’elle-même.

En 4ème année d’université, mon professeur de Politique Economique lors d’un oral d’examen, à une question à laquelle j’avais du mal à répondre, m’a signifié devant tous les camarades italiens que j’étais le plus idiot des étudiants qu’il ait jamais connu durant toute sa longue carrière de professeur universitaire, parce que selon lui, les Africains avaient un melon à la place du cerveau. Blessé par tant de méprise et de déconsidération, je n’ai pu contenir mes larmes.

Dans le vol Air France qui m’a transporté de Johannesburg pour Paris, personne ne m’avait insulté, personne ne m’avait donné de coup, mais la douleur que je ressentais au plus profond de moi était 10 fois plus atroce que celle infligée par les militants italiens d’extrême droite ou les insultes de mon professeur italien.  Cette douleur était encore plus insupportable à cause de la grande hypocrisie qui entourait la libération de Nelson Mandela et où subitement tous les racistes d’avant semblaient soudainement avoir découvert les vertus du vivre ensemble. Le plus crédule à cette fable avait été Nelson Mandela lui-même. Ce qu’il n’avait pas compris, c’est que les racistes d’hier avaient accepté de jouer le jeu tant que cela ne leur enlevait rien et surtout, tant qu’ils avaient la certitude que les Noirs n’approcheraient pas leur domaine réservé, l’économie, tant qu’ils ne revendiqueraient pas leur part du gâteau de la richesse sud-africaine.

C’est le porte-monnaie qui est le seul endroit où se joue la cohésion d’une nation, même celle Arc-en-ciel. Tant qu’il y aura la majorité des populations exclues du partage des richesses d’Afrique du Sud, on n’a pas besoin d’être un économiste ou un magicien pour prévoir que tôt ou tard, cela va s’écrouler. Les stades vides de Soweto et d’Orlando, les huées contre le président Zuma lors de la cérémonie officielle pour les funérailles de Mandela prouvent que le peuple est désabusé et se rend compte qu’il été floué par des politiciens à la solde du système dominant, et qu’en définitive la prétendue démocratie n’a servi qu’à valider des noms que ce système avait déjà soigneusement choisis dans son modèle de casting qui ne cherche pas la compétence, mais la naïveté et le degré de soumission des candidats.

QUELLES LECONS POUR L’AFRIQUE ?

Il me plait de conclure comme nous avons démarré, avec mon héros.

Au “Jardin du Souvenir” le cimetière où est enterré Bantu Stephen Biko à King William’s Town, il est inscrit cette phrase signée de Biko lui-même:

« Il vaut mieux mourir pour une idée qui survivra, plutôt que de vivre pour une idée qui finira par mourir.” Biko est mort pour une idée de justice sociale, de partage de ressources et d’harmonie sociale comme gage de paix à long terme, et tôt ou tard, si l’Afrique du Sud veut la paix, la vraie et non cette bombe à retardement appelée injustice sociale, elle est obligée de la mettre en application. Mandela au contraire a vécu sur une idée qui finira par mourir : le mensonge au peuple, la discrimination économique de ce dernier et la marginalisation sociale de la quasi- totalité de son peuple, dans un système dominant toujours sournoisement oppressif, avec les chaines de l’esclavage bien vissées autour des pieds et des mains des populations africaines d’Afrique du Sud,  et qui a fait de lui, Mandela, son porte-drapeau.

Dans un article sur le quotidien zimbabwéen The Herald du 10 decembre 2013 intitulé : »Was Mandela an African Hero ? » le penseur Zimbabween Ranga Mataire soutient que le virage ultralibéral de Mandela l’exclut définitivement de la liste des héros africains comme  Kwame Nkrumah, Sekou Toure, Abdel Nasser, Kenneth Kaunda, Julius Nyerere, Robert Mugabe, Joshua Nkomo, Patrice Lumumba, Samora Machel, Steve Biko ou Chris Hani, parce que le fait d’avoir soutenu et accompagné l’ultralibéralisme est la preuve qu’il s’est mis au service de l’oppresseur, contre son propre peuple, contrairement à tous ces héros africains, de Nasser à Hani. Pour le prouver, il prend à témoin les mots prononcés par Mandela lui-même dans sa défense au procès de 1964 qui était prévu se terminer par sa condamnation à mort. Mandela s’est dit prêt à mourir pour que son peuple ait « l’égalité d’opportunité ». Mandela a cessé de devenir un héros africain à sa sortie de prison, en oubliant les raisons du principe « d’égalité d’opportunité » pour lequel il était prêt à mourir. Il s’est prêté à un cirque dénommé Pardon et Réconciliation. Pourquoi les USA qui l’ont induit à cette bêtise n’ont toujours pas fait la paix avec la Russie ? Pourquoi ne se sont-ils toujours pas réconciliés avec Cuba ? Pourquoi Israël continue-t-elle de traquer sur toute la planète jusqu’à leurs morts tous les criminels allemands impliqués dans l’Holocauste ? Sont-ils si fous de continuer leur traque plus de 60 ans après la fin de la deuxième guerre mondiale ?  Pourquoi tous les pays européens qui applaudissent Mandela pour cette réconciliation ne libèrent pas tous les assassins qu’ils ont dans leurs prisons pour mener une bonne initiative d’aller demander pardon aux familles des victimes pour effacer tous leurs crimes et le lendemain, tout le monde redevient « frères et sœurs » ? Ce n’est pas possible, parce que l’être humain ne répond pas à cette logique. Comme dit Hannah Arendt, les génocides, les crimes de masse font paradoxalement partie de la normalité humaine. Et ce n’est qu’une action réfléchie de mélange entre la répression et le pardon qui permettent de créer la rupture et la violence de l’ordre contre cette normalité humaine de la violence et du crime. En Afrique du Sud, avoir fait le pardon sans la répression a été une faute historique qui n’a servi au fond qu’à montrer aux yeux du monde la naïveté des Noirs, coupables de croire qu’on tourne la page de l’esclavage sans une thérapie de groupe des victimes et sans demander des comptes aux bourreaux. Les erreurs commises pour l’esclavage ont été reprises et répétées pour la colonisation et ensuite pour l’apartheid, donnant aux Européens l’arrogance d’inonder le continent africain des sectes chrétiennes pour disent-ils enseigner l’humanisme et la morale aux Africains.

A sa sortie de prison, Mandela n’a pas eu le courage qui caractérise un héros qui doit aller frontalement contre un système d’oppresseur et d’humiliation contre son peuple. Avoir cédé la place de vice-président à De Klerk montre qu’il était conscient que tout le système restait en place, commandé par les mêmes personnes, sans la moindre peur de devoir donner des comptes sur le système odieux qu’ils avaient incarné. Le résultat aujourd’hui se paie cash : les Bantoustans dans lesquels étaient confinés les Noirs durant l’apartheid ont tout simplement changé de nom pour se faire appeler bidonvilles, où comme durant l’apartheid, il manque de tout : pas d’électricité, pas de toilettes, pas d’eau, mais des lieux de misère par excellence où, selon les Nations Unies, en 2011, vivait 30% de la population noire sud-africaine (chiffre resté inchangé en 30 ans).

L’ancien président et successeur de Mandela, Tabo Mbeki ; a tenté sans succès de nationaliser la plus grande entreprise d’électricité qui selon la Banque Africaine de Développement (BAD) à cause de ses coupures fréquentes contraignant les usines et les mines à fermer, a été responsable de la chute de la croissance de l’Afrique du Sud de 5% à 3% entre 2008 et 2009. C’est Mandela qui aurait dû profiter de son charisme pour procéder à de telles nationalisations, comme passage obligé pour relancer l’économie du pays sur des bases de rééquilibrage et de redistribution des richesses. Mandela n’a pas eu le courage de toucher à ces privilèges, ceux d’une classe prédatrice qui est en train de faire reculer la société sud-africaine. C’est pour cela que je dis « Non, il n’est pas mon héros ».

Yaoundé, le 17 décembre 2013

Jean-Paul Pougala (ex-coupeur de canne à sucre)

68 commentaires

  1. Mike Wandji a dit:

    tout est dit tout est clair si mandela reçoit de tels hommages c’est parce qu’il a bien joué la partition qui lui a été assignée par le prédateur 30ans plus tard la lutte est a recommencer de zéro en Afrique du sud

    17/12/2013
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    • raoul a dit:

      Quand je vous lit je pense plutôt que votre discours s’adresse aux autres chefs d’états africains et que vous rejoignez l’oppresseur qui disait je cite le président français Jacques Chirac  » la démocratie est un luxe pour l’Afrique »; les européens dans leur mode de fonctionnement vivent toujours dans le monde de la rauyauté ( roi de france, d’angleterre) et j’en passe. Je pense plutôt que le combat de Mandela n’était pas de lutter mais d’apporter d’autres valeur qu’est la civilisation africaines qui fait corps avec la nature et qui n’a pas besoin de grattes ciel pour se sentir un être développé mais qui a besoin de ses valeurs morales pour se développer. il faudra ajouter qu’une action poser à des avantages et des conséquences et que pour être compris c’est bien des années et des siècles plutard que les générations futur d’afrique comprendrons réelement ce que ce monsieur a apporter pour l’afrique, si vous dites que ce monsieur ne reconnait pas la souffrance des Sud Africain je dirais que vous faites une analyse superficielle du fond de sa pensé, parce que parfois quand vous avez quelqu’un en face de vous qui est plus fort physiquement que vous, il est parfois préférable d’utiliser la ruse plutôt que la force car le combat est perdu d’avance et je crois que c’est ce qu’il a réussi à faire, retourner ces blancs contre eu pour apporter la paix, cette paix qui ne peux rester durable qu’au prix de cette compréhension. Parce que dans la violence contre le colon blanc beaucoup de sang va couler sans apporter de résultat mais beaucoup de perte et des retards considérables pour le peuple noir, car n’oubliez pas une chose les européens étant entrain d’évoluer le peuple d’afrique du sud va continuer d’évoluer que vous détruisez tout ce qui vous appartient commen acquis. je crois que le peuple africain doit pouvoir comprendre la grande sagesse de ce monsieur Mandela et penser de la sorte ils trouverons les solutions à leur problèmes, car l’afrique est face à un combat qui peut être qualifié de david et goliath. il faut apporter la ruse pour obtenir les industries de transformations surplace et tirer une place value sur nos matières premières; tant que nous allons utiliser la force et non l’intelligence nous allons toujours renter où nous sommes juste des temoins de notre propre histoire et non des acteurs.

      25/04/2015
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    • Jimmy Ilunga a dit:

      Il me semble que le Professeur avait suivi un différent funéraille que celui que moi j’ai vu!!!!
      Puis, il est plus facile de critiquer un homme que de vivre dans la peau de ce dernier. Un spectateur est toujours meilleur joueur que celui qui est sur le terrain! Il est plus facile de voir les erreurs lorsque l’on assit sur l’estrade que lorsque l’on est en plein jeux!

      10/11/2015
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  2. Emile Désiré a dit:

    Bravo Prof, une fois de plus votre article éclaire de façon rationnelle la lanterne de ceux qui ont un tout petit peu un esprit ouvert.

    17/12/2013
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    • Handy a dit:

      Je suis de cet avis. Le traitement de l’auteur est crédible. Pour moi Mandela avait perdu toute crédibilité du fait qu’il n’avait pas pu offrir son pardon à Winnie. De ma lecture des évènements, j’ai toujours conféré à Winnie tout mon respect par rapport à ce combat. Merci pour cette analyse cohérente aux conceptions que plusieurs comme moi avaient déjà sur le sujet.

      24/06/2015
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  3. Yannick Kamga a dit:

    Article très intéressant et qui me rappelle ce que Samora Machel avait dit: si les occidents se mettent à dire du bien de moi c’est que j’ai été corrompu

    17/12/2013
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    • Georges Dipong a dit:

      Je partage cet avis.

      27/04/2015
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  4. Giva Nilla Kennedia a dit:

    Je l’ai lu et franchement là je suis déçus par tte leur mascarade.

    17/12/2013
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    • Mané a dit:

      Bonjour Monsieur
      Pougala,

      J’ai bien aimé votre article qui doit susciter
      autant d’intérêt auprès de nos dirigeants actuels tant à l’endroit des jeunes
      africains que nous sommes.

      Vous avez eu le courage de faire voir ce que
      beaucoup d’entre nous ne connaissaient pas sinon à peine. En réalité le rapport
      blancs-noirs, jaunes comme rouges a été toujours observé comme bleuf pour moi.
      On nous faire voir que les images qu’ils rejettent, nos dirigeants et tous ces
      occidentaux-asiatiques. Un jour on sera la vérité Inchallah.

      De l’autre, je ne parviens pas à comprendre le
      modus operandi de nos intellectuels « engagés » que vous êtes. Pour
      quoi attendez vous que la personne ne soit plus là ou après que tout le monde
      cri ceci pour nous demander regarder par-là en fin de compte. Pourquoi depuis la
      libération de Mandela, depuis son magistère à la tête de ce pays où seuls les
      noirs meurent de faim, de soif, de maladie, de l’envie d’avoir une place au
      soleil, de devenir ceci, cela, de vivre le rêve que mérite toute vie humaine,
      noire, blanche ou autres, vous, Monsieur Pougala et tous les autres qui sont
      aussi bien informés, n’avez pas parlé. Vous vous taisez en complices, en grands
      complices d’ailleurs avec tous ces hommes et leurs blancs contre ces pauvres
      populations. Pourquoi n’avez vous pas parler quand Mandela était encore vivant,
      et que les gens puissent le juger à sa juste valeur. Pourquoi vous profitez des
      situations de nature pour se faire un nom. Non, Mandela n’est pas ton héros
      mais vous non plus vous serez pas un intellectuel honnête si vous continuez
      cette façon de faire car on tire pas sur un mort en Afrique. N’ayez pas peur
      pour votre vie si vous avez une seule conviction de libérer ce peuple Africain
      dans son ensemble car nous sommes tous autant que nous sommes oppressés par ces
      même oppresseurs blancs. Nous le sommes d’avantages quand ils utilisent nos
      propres hommes pour exécuter leurs ordres. Ils sont dangereux certes mais ils
      le seront plus quand ils sauront que les gens qui tentent de façon au pris de
      leur vie à réveiller la conscience de leurs peuples.

      Je salue votre courage Monsieur Pougala. , mais il
      n’est pas venu à son heur.

      18/12/2013
      Répondre
  5. Hervey Ken a dit:

    Mandela a profondément douché les espoirs de liberation de toute l’Afrik qui a cru en son combat et à la Charte de liberté dont il avait fait son cheval de bataille à son entrée en prison. Au lieu d’une rupture nette, les Boers ont eu un blanc sein de l’Anc et un boulevard pour continuer à spollier les Noirs d’Azanie. L’Afrique du Sud est posée depuis février 1990 (date de la libération de Mandela) sur une cocotte-minute qui ne tardera plus à exploser. Et les signes avant-courreur sont de plus en plus visibles. Les Sud-Africains ont un compte à regler avec leur dirigeant, suite à la manière dont ils ont géré l’affaire des mines de Marikana; les sorties et prises de positions de plus en plus populaires de Julius Malema. Son peuple regarde de plus en plus le model de leur voisin du Zimbabwe et ont hate de finir avec l’apartheid. Et je pense qu’ils sont en passe de reprendre la lutte!

    17/12/2013
    Répondre
    • E-Chola Djeg's a dit:

      Mandela n’est pas un saint ni un Messi.il a commencé un travail que nous devons terminer.

      23/12/2013
      Répondre
      • camille a dit:

        non au contraire il a doublé voir triplé le travail que nous aurions du faire..
        je fonds en larme apres ce texte

        26/04/2015
        Répondre
  6. Serge Bertrand Deffo Kamdem a dit:

    « Avant de critiquer il faut savoir se mettre à la place de celui ou de ceux que l’on critique. »
    Gilbert Louvain
    MUGABE A FAIT CE QUE VOUS SOUHAITIEZ , IL EST OU AVEC ? AU MOMENT OU MANDELA NEGOCIE LE ZIMBABWE QUI EST UNE REPLIQUE DE L’AFRIQUE DU SUD EST INDÉPENDANTE ET ON VOIT SES DIFFICULTÉS . DONC IL Y’A CE QU’ON APPELLE LA REALPOLITIQUE. Mr POUGUELA S’EST TRES FACILE DE FAIRE DES ANALYSES POPULISTES SURTOUT QUAND CELA A DÉJÀ EU LIEU. DE L’HISTOIRE N’IMPORTE QUI PEUT FAIRE DES ANALYSES DANS N’IMPORTE QUELLE SENS QUI TIENNE LA ROUTE. CE QUI EST IMPORTANT CE N’EST QU’UNE ANALYSE DONC C’EST PAS VRAIE. A L’INSTANT T OU L’APARTHEID SE PASSAIT POUVIEZ PREDIRE CE QUI S’EST PAS PASSE PAR LA SUITE ? LA POLITIQUE S’EST PAS UN JEUX ET VOUS LE SAVEZ DONC QUAND VOTRE IMAGINATION DÉBORDE S’EST BIEN DE LE COCHER SUR PAPIER, MAIS AYEZ LA DÉCENCE D’EN PARLER AVEC RESPECT SANS LE MINIMISER.

    17/12/2013
    Répondre
    • Yawo a dit:

      Mr Deffo, je ccois que vous vous trompez de l’analyse de notre cher Pougala; au fait de traiter cette analyse de populiste. Je crois que vous etes de ces predateurs qui nous enfoncent. Le populisme ne se trouve pas en Afrique.

      18/12/2013
      Répondre
      • Serge Bertrand Deffo Kamdem a dit:

        je suis désolé si je vous enfonce

        31/12/2013
        Répondre
        • LEMLIHE a dit:

          Flotte, flotte…. flotteur.

          08/01/2014
          Répondre
    • LEMLIHE a dit:

      Lamartine, dites-vous? Bonne lecture: mais ce penseur avait un paradigme, j’espère pour vous que c’est le votre cher « monsieur sinon la bêtise est la pire des maladies, non, la maladie est une bêtise car à quoi bon

      30/12/2013
      Répondre
      • Serge Bertrand Deffo Kamdem a dit:

        si vous lui attribuez le titre de penseur , c’est qu’il y’a quand même du bon en lieu.

        31/12/2013
        Répondre
        • LEMLIHE a dit:

          du bon même dans du poison en lieu…
          Ne nous dispersons pas dans la futilité…
          que chacun de nous utilise le peu qu’il maîtrise afin de défendre les siens, c’est la raison même de notre naissance.
          Mais si vous croyez que le morceau de Bimbiga(bois très précieux) que vous êtes deviendra un crocodile dans la mare creusée par d’autres….tant mieux Brother

          07/01/2014
          Répondre
  7. Modeste Babima Barma a dit:

    je n’est lu le texte en totalité mais je dis qu’il est creux, celui qui
    écrit ce texte est surement un africain et aucun pays africain ne peut
    se targuer d’avoir ses populations tout à leur aise; donc qu’a-t-il fait
    lui pour son propre peuple? Mandela héro? peut etre pas mais Mandela
    lutteur oui et c’est pour xa que ses adversaires , « les oppresseur » lui
    rendent hommage parce que lui au moins a su leur dire non… j’airmerais
    bien continuer mais c’est inutile. Mandela a joué sa partition? Oui
    mais comme disent les togolais : fais ta part

    17/12/2013
    Répondre
    • Samuel.B a dit:

      mon ami , tt le monde a lutté et ils on été assassiné . Um Nyobe(cameroun) felix Moumié (cameroon) khadafi (libye) lumumba(congo)
      logiquement je pense que c con ke lui il soit adulé aimé par les occidentaux (Madiba)

      17/12/2013
      Répondre
      • mfumu nsi a dit:

        Mr pougala , parle de Mandela pendant qu’il pouvait mieux donner une leçon de morale aux filles camerounaises qui se font humilier dans CYBER pour montrer leur partie intime aux suisses pour etre marie par ceux-ci et vivre en europe , c’est le mal africain , Heros ou pas tu ne changera pas lópinion publique ..de son vivant tu avais tout le temps pour ´`ecrire tout ça , pour quoi t´sa pa fais ça … cesse de faire endormir les gens avec tes contes fables , as-tu deja analiser la realite de ton pays ?

        18/12/2013
        Répondre
        • djioleu rodrigue a dit:

          merci prof, nous demandons d ou te vient cet inspiration que je qualifie eruditionnelle. j épouse tout ce que je trouve comme imperfection humaine, néanmoins je voudrai dire que la force de face était très supérieure et demandait a cet effet la coopération qui devait déboucher sur la renégociation que Mandela n a pu suivre. Soyez sans crainte car la génération de Malema relèvera le défis.

          19/12/2013
          Répondre
        • LEMLIHE a dit:

          De n’importe quoi!!!
          Monsieur vous passez votre temps à dénigrer parce qu »il vous manque de la culture… Pardon ne prenez pas mes propos pour des insultes
          Mais au lieu de regarder les matchs de foot et d’aller prier le premier jour de la semaine( avant c’était le septième et dernier jour de la semaine…) *dans les maisons soi-disant de »dieu »:quel Dieu?
          Utilisez Internet pour enrichir votre banque de données
          A Amsterdam et Bruxelles siège de l’union européenne,riche et civilisée: les filles vendent leurs corps en s’exposant derrière les vitrines,nues, comme de simples marchandises.
          Monsieur Pougala n’est pas européen
          Comprenez que ces gens passent par toute les artifices pour souiller les fondements des autres cultures parce que leur substrat à eux est inexistant
          Sensibilisez vous filles, respectez vos femmes, adorez vos mères et vous ne verrez pas sur internet ce que vous décrivez car elles ne font que copier ce qu »elles voient sur les chaînes de TV bidons
          Faites comme M. Pougala, réveillez les consciences avec LES MOYENS À VOTRE DISPOSITION
          ARRETEZ AVEC CETTE ALIÉNATION
          NOTRE PEUPLE A BESOIN DE VOUS AUSSI….PARTICIPEZ À SON RÉVEIL
          L’ESCLAVAGISME NE GUETTE… Malheureusement à vous lire « les collaborateurs »ne leurs manqueront pas.

          15/01/2014
          Répondre
      • Modeste Babima Barma a dit:

        dommage que ton prof (d’ailleurs ce titre lui vient de l’occident) ne soit pas allé du vivant de Mandela lui dire ce qu’il pense de sa lutte. donner un coup ds le dos d’un mort est plutôt digne d’un charognard. ceux qui sont mort dt je respecte la memoire n’ont peut etre pas su eviter les coups de l’ennemi. on ne rend hommage qu’à l’ennemi dont la noblesse et la force voir la tactique imposent respect. a celui qui a su resister et faire plier son ennemi, ce dernier peut rendre hommage à sa magnanimité

        20/12/2013
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  8. Kanzi Yansi a dit:

    Si tout part du mental alors Mandela est un héro! Car aujourd’hui l’orgueil des noirs de se sentir égal aux blanc est même inscrit dans les lois sud africaines sans compter la grande leçon d’élégance politique qu’il a fait montre après un mandant alors que nous avons partout en Afrique des presidents-rois. Fallait-il déposseder les blancs à la manière de Mugabe ou de Mobutu? je crois que non. Encore là, une question des stratégies réussies. La dépossessions brutales sans formations ni contre-partie comme susmentionnées a créer pour le premier cas les tensions entre majorité et minorités et pour le dernier la destruction du tissu économiques par des tyrans et jouisseurs incompétents dans la gestions. Donc que retenir de Mandela? ce n’était ni un arriviste ni un vas nu pied. Il avait du caractère et savait prioriser ses choix. Égalité et liberté ensuite vient le bien-être. Je crois que c’est même l’objectif du prof d’abord le mental ensuite l’action. Pour le caractère, ses positions sur la Turquie ou la guerre en Irak révèle l’homme, un courageux. Devait-il tout faire seul? et en un mandat? NON! il faut justement que les noirs apprennent à transmettre la vision et l’héritage aux autres, à la descendance afin que nous ne recommençons pas des luttes pour notre émancipation. Aujourd’hui nous les jeunes vieillissants nous sommes entrain de perdre le sens de nos indépendances politique des années 50 suites à ce facteur des hommes- présidents-dieux-rois qui ne savent pas léguer l’héritage de la vision et de l’honneur. Le stade plein ou vide? Peu m’importe, mais c’est surement pas que le peuple a vomi Mandela. Nous avons la famille qui nous en a affirmée. Au moins une chose est sûr, aucun incident pour gâcher le deuil-fête. Et même pour éviter le débordement, les autorités n’ont pas déclaré la journée chômée. La reconnaissance internationale est bien méritée même si elle a été récupérée par des politiques. D’ailleurs belle occasion pour l’Afrique qui défraie la chronique souvent par des conflits et drames tant humanitaires que autres.

    17/12/2013
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    • LEMLIHE a dit:

      Limitez vous aux commentaires de leur médias ainsi qu »aux clichés sur l’Afrique
      Au fait avons nous besoin des dollars pour vivre dans nos villages?
      Si leur système était si parfait pourquoi parleraient t-ils de pauvreté chez eux?
      Si l’esclavage, la colonisation sont des concepts du progrès pour l’humanité puisque vous les intégrez mentalement,pourquoi rejettent ils toutes manifestations communautaires des « étrangers » chez eux (France/)
      Ce pays avait pour nom la rhodesie comme quoi avant cecil Rhodes personne n’y vivait.
      Les jouisseurs de partout on en trouve
      Vous acceptez la fraude au parti socialiste et à l’ump en France et vous vous prenez à votre compte des critiques des obscures personnes comme *Kouchner sur les politique s Africains : c’est très honorable de votre part
      Le vieux MUGABE se bat seul contre toute l’oligarchie esclavagiste leucoderme qui trouve des soutiens comme vous parmi les siens…
      Mais sa cause est juste et il vaincra
      Vos propos comme ceux de TUTU sont des « devil talks »…je suppose que vous préférez du fromage qui pue au manioc?

      08/01/2014
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  9. oratis a dit:

    prof etre direct serait etre libre dans son argumentaire.dites ns simplement ke vous n aimiez pas mandela pke d apres vs apres la sortie de prison il devrait chasser tout les blancs et refeiare une afrik du sud dans lakelle le noir controlera tt et serait au dessus de tt vu ke ce chez lui.

    18/12/2013
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  10. Brice Bona a dit:

    Finalement, j’ai lu l’article… Impressionnant travail de recherches, Mr POUGALA! Mandela a été amené à faire des concessions. Quand on dirige des Peuples diversifiés, on y est confronté. Les flash-back avec le nazisme (…) éloignent un peu du contexte temporel et territorial! Le volet de la libération de prison, puis installation dans la villa est la procédure coutumière de toute restitution de droits à un condamné…Même les terroristes et témoins-sous-protection qui passent des marchés avec des procureurs y ont droit! Remarque terminale! Baser l’analyse de la destinée d’une grande Nation (la plus riche d’Afrique) sur un divorce avec une femme (Winnie) relève d’un débat de comptoir. Oui, Mandela a fait des compromis! Certains, peut-être, avantageux pour les non-Noirs. Un gouvernement doit tenir compte des minorités, même des plus aisées. Un bouleversement brutal et/ou total aurait plongé le pays dans le chaos (Y a plein d’exemples en Afrique Australe sur des fermes de Blancs rétrocédées aux Noirs qui sont tombées en déconfiture). Mandela a emprunté un chemin durable et unanime pour tout un Peuple, aujourd’hui arc-en-ciel. Il a su trouvé le juste milieu pour tout le monde. Et le monde était à son chevet pour lui rendre cet hommage! Comparer Mandela à un pion des Occidentaux, à l’instar des « sous-préfets Français » qui règnent en Afrique centrale est un quasi-blasphème. Je salue sa sagesse.

    18/12/2013
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  11. Moulaye Mahamane Arby a dit:

    je partage votre façon de voir….les choses. plutôt que celle de monsieur Pougala; j’ai l’impression qu’il confond un ange et un héros…Mandela n’est certes pas un ange, mais c’est mon héros….

    19/12/2013
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    • Abeme a dit:

      Très intéressant. j’apprécie le courage de démonter une personnalité de ce calibre quand tout le monde en fait l’éloge. De ton droit donc, Pr Poulaga. Néanmoins. On ne juge pas un homme uniquement qu’à ses défauts. Et même si on fait l’éloge de quelqu’un, ce n’est pas parce qu’on en ignore les faiblesse. c’est juste que pour avancer dans l’histoire, un peuple a moins besoin de retourner à ses blessures que de chercher ressource dans ses succès.

      26/01/2014
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      • mev mathsen a dit:

        Winnie avait raison de lui reprocher sa trahison.

        23/03/2014
        Répondre
  12. Terry a dit:

    C’est le commentaire le plus merdique qu’il m’a été donné de lire, après vous étonnez que les Africains ne sont po solidaire? 27 ans en prison, j’aimerais y voir une autre personne que lui, sans compter ceux y sont mort ou ceux qui ont retourné leur vestes pour en sortir… Par force d’esprit et persévérance cet grand homme sort de lvainqueur. Si ces compatriotes ne le célèbrent po c’est tout simplement à cause de la tradition que vous avez évoquer plus haut, un peuple opprimé par les blancs jusqu’à présent n’ira jamais célébré quoique ce soit avec ces même blancs. Cette analyse est fausse par qu’elle n’a po pris en considération le vécu des gens de ce pays. Madiba est mort aujourd’hui et le salir sera tout simplement faire ce qui lui ait soit disant reprocher. Un Sacrifice a eu lieu, 27 ans d’une vie loin d’enfants parents, femmes, esseulé. JUSTE POUR AVOIR DIT ÉGALITÉ ENTRE LES HOMMES, PERSONNE NEST ALLÉ AU SECOUR DE CE PEUPLE NI AFRICAINS NI AUTRE.

    20/12/2013
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  13. Fozin T. J. Collins a dit:

    Merci pour cet article edifiant Prof ! il repond a bon nombre d’interrogations autour de l’unanimite occidentale/mediatique sur Mandela… il a certainement trahi ou a adopte une ruse pour tordre le coup en douce a l’apartheid ( devant l’impasse de la lutte ) et a soit echoue dans les autres etapes critiques a cette lutte (CVR , economie , emergence noire, …) ou dans le passage du baton pour la suite de la lutte.

    20/12/2013
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  14. Urbain N'Dakon a dit:

    Mandela est bien un héros, car il a fait de la Realpolitik.
    Merci Mr Pougala de provoquer cette discussion. Cependant, le système auquel nous voulons nous attaquer est un système très puissant, et Mandela le savait. Mieux vaut libérer politiquement les Sud-Africain pour qu’ils accèdent en masse à l’éducation et à la formation pour pouvoir un jour investir petit à petit l’économie de leur pays. la bataille pour l’indépendance économique sur le continent au service des Noirs sera une bataille de très longue haleine et il serait naif de dire que parce que Mandela n’a pas réalisé cela, il n’est pas un héros. Il a commencé et mis les Noirs sur le chemin, et les autres doivent poursuivre le combat par la formation, surtout en economie, finances, industrie, création d’emplois etc… Tous les dirigeants africains qui ont sous-estimé le système ont perdu la vie, sont en prison ou tout ce qu’on veut.

    20/12/2013
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    • Kalilou Barry a dit:

      Je suis parfaitement d’accord avec ta vision Mr N’Dakon. L’Afrique doit être réaliste pour pouvoir espérer se développer, au vrai sens du terme. L’Occident est à des années lumières devant nous et elle utilisera toute sa puissance pour contrecarrer tout projet de développement durable et ambitieux. On ne peut pas, au stade ou l’Afrique en est, espérer l’affronter en face et gagné. Nos illustres pères fondateurs, dirigeants et théoriciens, pour qui j’ai le plus grand respect, Sékou Touré, Sankara, Modibo Keita, N’Krumah, Lumumba, Kadhafi, pour ne citer que ceux-ci, ont essayés corps et âmes de faire progresser la théorie révolutionnaire en Afrique et de s’opposer de face à l’Occident. Ils en ont payés de leurs vies. Et le résultat aujourd’hui dans leurs pays est visible. Mr Pougala, vous dites:  » Avoir cédé la place de vice-président à De ClerK montre que Mandela était conscient que tout le système restait en place, commandé par les mêmes personnes… » Cela est vrai et c’est pourquoi Mandela à compris que la seule issue possible était de « se conformer pour ensuite pouvoir mieux se distinguer ». Cela par, pour emprunter tes mots mon cher N’Dakon, « la formation en finances, économie, industrie, création d’emplois ». Et j’ajouterai aussi ces mots de Cheick Anta Diop: » A formation égale la vérité triomphe ». Pour moi,l’Afrique doit puiser dans les erreurs du passé de nos dirigeants pour pouvoir se développer. En d’autres mots, je propose que nos dirigeants, dans un premier temps, s’allient à l’Occident pour bénéficier de sa science et de sa technologie et dès que nous serons assez éduqué et formé, on pourra lancer notre contre-offensive car, pour encore emprunter les mots de N’Dakon, « la bataille sera de très longue haleine ». Mandela, tout comme Senghor pour le Sénégal, ont fait leur boulot en se battant pour notre indépendance politique, le reste, indépendance culturelle, économique, militaire, etc… c’est a nous de le décrocher.

      11/01/2014
      Répondre
      • LEMLIHE a dit:

        Et alors…ceux qui ont survécus comme Mandela ont t-il servi leur « peuple »?
        Ils se sont alignés non pour des raisons de realpolitik comme vous le prétendez mais parce qu’ls se sont laissés embastiller dans des cercles mystiques mafieux.
        Et qui dit mafieux dit dossiers sales, et personne sur cette terre ne voudrait paraître avec une autre image que celle que les mass médias,sous le contrôle de ces mêmes cercles obscurs, servent au public en manque de sensations: surtout quand c’est mythologique
        L’Afrique du Sud est l’une des plateformes mondiales de la pederastie et de la pédophilie… si vous suivez les infos pour ce dernier cas
        Et si Mandela donc les négociations pour sa libération ont tenu compte des avis des gens comme Dick CHENEY, grand maître Illuminati,secrétaire à la défense US à l’époque, mais peu connu « tristement »comme today: Et qui était d’ailleurs contre cette libération… Vous qui adorez Votre Mandela prenez ces déclarations au moment de l’agression contre l’Irak après le 9/11, il (Mandela) l’avait déclaré dans un « moment de règlement de comptes entre initiés à bout de nerfs peut-être? »mais il tenu ces propos à la TV.
        Lorsque j’ouvrais la page d’accueil Safari (Apple) durant toute la période de la commémoration, c’est un Mandela, les main jointes, une bague sur un doigt en évidence, l’hebdomadaire Le Point (France) à la même photo en couverture
        Si Cheney a donné un avis sur sa libération et que Mandela soit informé: forcément ils étaient dans la même « fraternité »….dans ce cas votre fumeux héros ne se battait plus pour la cause qui l’avait poussée en prison mais plutôt pour une clique qui l’a converti du fond de sa cellule en prison.
        Son parcours est exceptionnel, il y a rien à redire et c’est de pareil « individu »que recherche cette clique pour mettre en oeuvre leur « projet »pour un monde à leur service aeternam
        Comment Mandela, prisonnier à pu avoir une telle bague d’initié?
        Dans ces cercles plus connaissez leur mieux ils vous souille
        C’Est ainsi que tous sont des pédophiles et homosexuels
        Qu’ est ce que l’Azanie , post apartheid avec le lot de soucis qui en découle avait à être au trio de tête des pays dans le monde à légaliser le mariage homosexuel ? L’énigme se trouve peut être sur les images d’une émission de la TV française durant laquelle un Enseignant d’universités nigérian s’entretenait avec lui, sur ses relations avec ses geôliers sur l’un d’eux dont apparemment il avait tissé des relations fortes aux dire même de ce dernier(geôlier)
        Il fallait voir les mines convenues des journalistes, j’avais 23 ans à l’époque et la catastrophe que nous vivons actuellement était alors inimaginable mais rien ne surprend un esprit averti.
        Et si les Leucodermes avaient les images d’un Mandela pédophile, fait plus aggravant encore.
        En tout cas , il le tenait sinon il serait d’un cancer fulgurant, ou d’accident vasculaires
        Mandela a servi ses associés et non son peuple
        Espérons pour lui que comme les descendants de ses associés, ses descendants bénéficieront de leurs méfaits
        « Le Cameroun que mon père et le président du renouveau ont bâti briques après briques »…elle est passée où celle là?
        Briques après briques, Qu’ est ce ça vous dit
        Malheureusement même dans ces cercles le leucoderme joue le négrier

        12/01/2014
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  15. Guest a dit:

    Hum, on t’a agressé et bastonné, tu n’as rien pu, tu n’as pas compris qu’on change pas les choses avec la seule bouche? Ton analyse manque d’intelligence stratégique. Tu es resté dans le conjoncturel sans même prendre en compte tous les aspects de l’époque. Winnie ne peut-elle pas avoir tort dans son analyse de la situation? J’aime bien Winnie mais l’aile radicale qu’elle incarnait était-elle réaliste? On te bastonne, tu n’as pas pu bien te défendre, saches que Mandela a dû comprendre aussi que ce n’est pas aussi facile que tu le dis. Mugabe a fait la même chose que Mandela. En restant longtemps au pouvoir, il a fini par decevoir. Que dis-tu des réactions des compagnons de Mandela qui ne l’ont pas désavoué? Winnie seule ne suffit pas. On a besoin de ce que pensent les compagons de Mandela sur le fait s’il a trahi ou pas. Leurs propres témoignages clairs. Car ils sont mieux concernés et mieux informés que vous, Monsieur Pougala.

    20/12/2013
    Répondre
  16. idil lauro a dit:

    non Mandela n’est pas mon héros et ne le sera jamais.
    par ailleurs vous m’avez scotché et j’ai complètement été séduite cependant j’aimerai ajouter ceux-ci mandela a cessé d’être un leadeur au moment même ou il a commencé à être une rock star en recevant les célébrités du monde entier et en monnayant son image alors que la plupart des noirs sud africains vivaient dans la précarité

    (ex-coupeuse de canne à sucre)

    23/12/2013
    Répondre
  17. Guest a dit:

    ahhhhhh j’ a oublié
    (ex-coupeuse de canne à sucre)

    23/12/2013
    Répondre
  18. E-Chola Djeg's a dit:

    Mr Pougala, moi j’ai juste envie de vous dire : allez dans l’arène, faites 27 ans de prison, devenez un sankara ou un Lumumba et après, seulement après vous aurez le droit de critiquer des hommes comme Mandela. Il n’a fait que tracer un chemin, c’est a nous africain de chausser ses sandales et de suivre la voie. Ce n’est qu’un homme, un homme de chair et d’os comme vous et moi. Ce qu’il a fait pour pour son pays si le quart des chef d’États africains l’avait accompli le continent irait mieux.

    23/12/2013
    Répondre
  19. Bertiny Nana a dit:

    Prof, j’ai lu l’intégralité de ton article. Franchement, chapeau. Cependant, tu oublies une chose. Mandela ne pouvait pas tout faire tout seul et en un mandat. J’aimerais bien que tu nous fasses un article sur tous les soutiens africains qu’il a reçu durant sont combat (durant son incarcération et au cours de son mandat). Qu’ils soient politique, économique ou social.
    Je pense sincèrement que si certains présidents l’ont laissé tomber après son accession LÉGITIME et PAR VOIE DÉMOCRATIQUE au pouvoir, c’est parce qu’ils n’ont pas du tout compris sa stratégie de combat. Y compris sa propre femme.

    Ce qui nous ramène à un problème crucial en Afrique: LA COMMUNICATION. Nous manquons énormément de support de communication propre aux africains et sans manipulation européenne. Pour cela, nous devons préparer nos populations à la compréhension, à l’interprétation et à la transmission des idées. Afin qu’elles ne se fasses plus manipuler par les discours mielleux des religieux, ou par les publicités et émissions mensongères des chaines européennes.

    C’est donc là qu’intervient la nécessité d’instruction de toute la population africaine. C’est bien ce que Mandela a fait en permettant à la population Sud Africaine de bénéficier aisément à l’éducation pour pouvoir demain, comprendre son combat afin de mieux le poursuivre.

    Contrairement à ce que certains pensent, tout n’est pas à reprendre en Afrique du Sud. Une bonne partie a déjà été réalisée.

    24/12/2013
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  20. Tara.c a dit:

    Je pense, que beaucoup d’entre vous n’ont pas conscience de la peine que Mandela c’est donner pour ouvrir un chemin sain a tout les sud-africain. Certes, il n’est pas tout rose, mais qui a le mérite de se vanter d’être parfait ? Mandela était un homme non une divinité, il a purger 27 ans de prison pour le bien des autres et non pour le sien.. Alors avant d’avoir le culot de le blâmer, traverser tout ce qu’il a traverser, essayer d’avoir un quart du courage qu’il a eu et seulement après cela vous pourrez être a moitié crédible.

    28/12/2013
    Répondre
    • camille a dit:

      c’est vrai la souffrance et la peine qu’il a enduré est douloureuse mais pas incomparable
      faut il vivre une experience pour pouvoir en donner une solution.
      non je ne crois pas.
      ce que je dirai simplement sur mandela (RIP) il a fait de bonnes choses et en a creé de tres mauvaises.

      26/04/2015
      Répondre
      • guest a dit:

        Comme tout oeuvre humaine. il n y aura jamais de perfection même le bon Dieu ne fait l’unanimité, mais de là à dire qu’il n’est pas un héros c’est abusé quand on analyse la question de manière logique.
        Mr le Prof dites moi avec le respect que je vous dois, qu’avez vous fait pour libérer la conscience des dizaines de personnes qui constituent votre entourage.
        pourquoi vous acharnez sur un mort? au moins lui il a essayé de changer quelques au prix de 27 ans de prison et VOUS?
        arrêtez de critiquer par ce que vous vous sentez capable de le faire.
        la politique est très différente de ce que vous croyez je suis désolé vous n’est pas un leader vous êtes juste un « Professeur »

        06/05/2015
        Répondre
  21. LEMLIHE a dit:

    Au commencement tout était parfait puis vint le mensonge, certains l’adopterent mais ce dernier demande, exige même un entretien constant car il est immonde:ses adeptes le savent. Le parfait est éternel, solide et ne demande rien à personne
    Qu’est ce qu’ être riche? Qu’ est ce qu’ être pauvre. Je sais ce qu’ être pauvre car pour me soustraire à cet état
    1.j’ai vendu les miens comme esclaves
    2.j’ai renié ma nature i.e ma culture
    Que me reste t-il comme essence « vertu » car envers et contre tout je reste « LA CHOSE* »
    Et quelle CHOSE? Utille?inutile?
    Frères ÉTHIOPIENS, NHINDO lisaient pour une fois l’HISTOIRE

    30/12/2013
    Répondre
  22. Dongmo a dit:

    Bravo prof, la première cause de notre frustration et de notre imbroglio
    est notre ignorance patente de notre histoire. Je vous tire un coup de
    chapeau… Je n’arrivais pas à comprendre pourquoi ceux qui ont été les
    auteurs des exactions en Afrique du sud n’ont jamais subi des procès et
    pourtant, le nombre de présidents africains poursuivis pour crime contre
    l’humanité ne se compte plus. Vous êtes une lanterne pour le peuple
    africains… Espérons seulement que le moment venu, vous ne retournerez
    pas votre veste comme l’a fait le traitre Mandela.C’est à la fin de la
    vie de chacun qu’on puis faire son bilan réel. On aurait dit que la
    stratégie d’accepter certaines conditions pour avoir la position de
    décision était bonne si par la suite il continuait le combat… Merci
    une fois de plus pour votre éclairage…

    31/12/2013
    Répondre
  23. Deli a dit:

    Suivez vous la chaine Afrique-media particulièrement le débat panafricain tous les dimanches dans l’après midi?
    j’aimerai voir vos interventions sur les sujets du plateau pour édifier les gens!

    31/12/2013
    Répondre
  24. Tafari Paki a dit:

    Super article. De mon point de vu, diriger c’ est aussi de temps en temps se compromettre, puis qu’ on cherche en permanence des compromis. on ne peut donc pas plaire à tout le monde.
    Un bon leader s’ il en exixte et qui refuse de se compromettre ne dure pas longtemps (Sankara,…)

    12/01/2014
    Répondre
  25. boli a dit:

    Mandela est mort la lutte peut continuer ,il a fait sa part aux autres de continuer

    28/01/2014
    Répondre
  26. warrrej sgnily a dit:

    Je vais sembler un peu culotté dans mes dires qui vont suivre, mais pour moi vos informations ne peuvent etre valides sans que la source de ces informations n’y soit accompagnée. Nous n’avez peut-etre pas eté activiste sud-africain et bien un observateur.Et comme un proverbe de chez nous l’affirme..ne jamais portez un jugement de l’exterieur sur la vie d’un couple si on n’est pas conjoint ou conjointe..

    03/02/2014
    Répondre
  27. Gael Meli a dit:

    j ai un truc a dire

    17/02/2014
    Répondre
  28. Thierry Ujima Notal a dit:

    pour moi quoi q uon peut on dire monsieur pougala mme si vous avez de bonne anlyse merite d etre nuancé c clair mandela est diffrend avt et apres son entrée en prison mais moi dans mon microcosme pour avoir eu des elan panafricaine car je suis un originaire d outre mer dites francais j ai commencé a suivre le combat des noir grace a la musique de rap conscient tel que 2pac ou de reggea bob marley avec mes mes freres du gehtto en m instruisant des differend heros noir qui sont mort pour notre peuple je pense que mandela etait un pharaon dans sa pensé car si je me fie a son parcours c est a dire avt son entré en prison et apres ses exepreince personne de combattant pour la liberté pour son peuple l on amneé a tre stratégique car un peuple qui n est pas armé mentalement a se battre contre un adversaire redoutable ne gagnera jamias ou s en suivra une instinction comme il s est passé eaux amerique avec les peau rouge donc moi je me dis fallai etre a sa place durant la perte de son fils en prison ses anné de torture dans la prison ses exprerience de combat mental non seulement avec les europpeen mais ossi avec ses frere qui etait moin sage que lui et je me dis cette stratégie de patience et d armeement mentale en permettant que pour toujours le terrain politique sois dominé par les noirs soit une avancé et que permettre aux plus grand nombre d acceder a leducation est une avancé ce qui permet a lafrique du sud d avoir les noirs les plus avancée dans tout les domaines des sciences moderne et d etre la locmotive du contienent et toui mme si c vrai que les bidonvilles exuistenet toujours mais cela ne sert a rien de vouloir tout detruire si on n a pas de plan pour reconstruire plus fort donc pour moi je respecte mandela et je laisse reposer en paix apres une vie ou bcp d entre nous n aurai peut etre pas tenu

    24/02/2014
    Répondre
    • camille a dit:

      nous africains je crois que notre probleme principale c’est la solidarité.
      on se soutient maintenant mais quand c’est plus facile a gerer on retourne de vestes.
      Moi personnellement a la place de L’incomparable si je peut le dire Nelson Mandela des que je serais sorti de prison j’aurais fait pareil.
      pour plusieurs raisons:
      si je decide de les attaquer ces sur que nous perdrons le combat et donc debut d’une nouvelle arpatheid car je ne vois aucun dirigeant africain a ce moment qui aurait donner son support du debut a la fin a Nelson.

      Nelson a fait des choix pas tres judicieux( donner nous la reconnaissance d’un peuple qui existe meme si c’est dans la souffrance, c’est tout ce qu’il a fait selon Moi.

      26/04/2015
      Répondre
  29. Michèle Damman a dit:

    Je suis arrivée ici par hasard. Eh ben, je bénis ce hasard. Chapeau Monsieur!

    14/06/2014
    Répondre
  30. Freddy Beutcha a dit:

    Une très belle plume !
    Tout mes respects.

    À partager surtout !!!

    L’Afrique a un ennemi commun. L’occident. Il faut couper la déraciné l’arbre pour l’émergence de notre Afrique

    25/04/2015
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  31. Cher Monsieur Pougala,
    Felicitations pour votre article qui nous eclaire sur un passage capital de l’histoire de l’Afrique. Je suis en train d’ecrire un livre a ce sujet car les circunstances m’ont mis en contact avec Nelson Mandela lors de sa liberation en Fevrier 1990. Quelques jours avant j’avais connut egalement l’archeveque Desmond Tutu et son amant qui m’avaient laisse une tres mauvais impression. A l’epoque aussi j’avais interviewe en tant que envoye speciale de Louis Pawels le directeur du Figaro Magazine à Paris, la plupart des personalites du moment: quelques heures de conversation avec Casper venter le chef de Presse du President De Klerck, Mangosothu Buthulezi (les leader des Zoulous), le Rev. Jesse Jackson, Desmond Tutu et même le General Stadler a Pretoria (chef de la Police de l’Aparheid). Par ailleurs je suis le seul journaliste mondial ayant etais accepte a penetrer dans la prison de Victors Versten tout pres de Paarl, pendant l’incarciration de Nelson mandela. Par ailleurs je suis surement une de rares personnes ayant en sa possesion la photo de la fameuse piscine de Mandela en prison, C’est que personne sait est que Mandela ne jouisait pas seulement de la bagnade dans sont bungalow (celui du Comandant Helder, directeur de la prison), mas aussi et plus significatif de l’etat des choses, d’un batler qui s’copper de choisir les mets et les vins pour le fameux prisioner. Encore plus percutant, Mandela a eut la possibilite, tout en etant en prison, de communiquer sans interruption par telephohe et fax (aux frais du Gouvernement Sudafricain) pour que le geole le plus fameux d ela planete puise organiser l’opposition avec ses colleges de Lousaka demeurant toujours en Zambie. Et une revelationn que j’ai a faire ici c’est que chaque mercredi matin epndamt deux annees, le presidente du pays, Frederick De Klerck, vennait se pointer a cette meme prison avec son chauffeur, dans une voiture noire avec les vitres tintes, et une discrete escolte, pour cherchez Mandela pour une partie de peche au cous de laquelle ils degusteaint un picnic. La peche etais a l’evidence juste l’excuse pour continuer ‘davancer avecs les negociations qui devraint mener d’un coté a la legalisation de lANC et deuxiement l’appel aux elections deux annes plus tard. J’ai beaucoup a dire a ce sujet mais je ne vais pas l’ecrire ici pour des raisons evidentes. C’est n’est pas en quelques lignes qu’on peux expliquer l’ampleur du jeu mene par les Blancs pour maintenir leurs privileges dans une nouvele Afrique du Sud « democratique » car ils ne peevent plus tenir avec les sanctions. C’est qui est exacte c’est que toute une nouvelle generation des leaders blancs ont decider que le moment avait arrive de liquider l’aparheid tout en gardent la plupart du gateau, c’est a dire les terres, les mines d’or et de diamants, ainsi que la plupart des estructures industrielles du pays. Mandela avec ses gouts extravagantes, pour les voitures de luxe (notanmente les BMW qui tenait de son ami Ciryl Ramaphosa depuis ses annees de avocat a Johannesburg), les femmes, les costumes chers, les a servir comme bouc emissaire pour allex de l’avant avec ses plans. Reste a savoir comment le penseur de la cause Noire, le vrai leader Black, l’intelectuel, Steve Biko a etait denoncer et par qui… Mon opinion c’est que Winnie est derriere l’arrestation de Biko par ordre de Mandela, d la meme faço que Mandela etait derriere la plupart des assessinat commis par le Mandela Football Club dans les bidonvilles comme Soweto, Crossroads, Blue Downs, kayelitsha, etc… Un fait accablnt: Mandela n’as jamais condamner aucun de ces assesinats, meme pas devant la Commission por la Veroite et la reconcialiation preside d’ailleurs par le troisieme « mousquetaire » Desmond Tutu, et non plus la massacre qui se produit a Pretoria par un atentat terroriste a la bombe, ou d’ailleurs beaucoup des victimes etaint noires. J’ai dans mes archives la photo d’une femme noire enceinte, avec son ventre explose ou on aperçois son bebe mort… C’est celui la, Nelson Mandela, celui qu’on met comme exemple dans le monde entier, y compris Obama, d’un leader a imiter? Je regrette mais je ne sois pas d’accord avec qu’il faut mettre des bombes et assasine pour arriver a son but. On compare toujours Mandela avec le Mahatma Gandhi ou le Rev. Martin Luther King jr., mais ni Gandhi ni King on jamais assasiner personne. Albert Schweitzer a ecroit a ce propos: « Revolution is an evil word, because it means that something good has to come through destruction. Evolution is the answer… » Affaire a suivre…
    Bien amicalement,
    Alexis de Vilar

    26/04/2015
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  32. bocar a dit:

    Bonne analyse.
    Je Pense que Mandela a débuté un combat et toute lutte nécessite des compromis et des laisser aller. Maintenant c’est au peuple africain de ne pas dormir sous leur laurier, attendant vainement la nourriture à la bouche. On veut passer tout le temps à danser et à chanter et vouloir que nos conditions de vie s’améliorent.

    27/04/2015
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  33. RENE RODA a dit:

    Je ne comprends pas certains intervenants ici; Pr POUGALA a bien écris « Mandela n’est pas mon héros » je dis bien « … n’est pas mon héros » alors d’où vient-il que certains commencent à porter un jugement sur le Pr POUGALA? C’est maladroit !!! Personne ici doit se sentir obliger d’épouser la pensée du Pr POUGALA encore moins de la valider. Mais plutôt, donner son avis ou alors croiser les doigts. A mon avis le Pr Jean Paul POUGALA dans son article parle des faits non pas d’une analyse encore moins des suspicions. Pour ma part il a totalement raison et de toutes les façons il ne servirait à rien de mener un combat à moitié […]

    02/05/2015
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  34. diallo a dit:

    Mandela est un idol pour toute l’Afrique pour qu’oi pas pour le monde

    02/05/2015
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  35. Alain a dit:

    Pertinent comme analyse. Mais il faut savoir une chose, les noirs n’ont pas encore gagné leur liberté et c’est pour cela que nous pardonons tout. c’est juste une voie pour la survie et l’espoir d’un changement avenir. N’oubliez pas que les peuples faibles très beliqueux se sont vus completement exterminés ( indiens d’ameriques). aujourd’hui les arabes payent le prix fort pour leur resistance. je crois que mandela savais ce qu’il faisait mais a fait le choix de la raison créant juste une étape pour les generations futures de memer le reste du combat. c’est aussi ce que Mugabe avait fait et le moment venu la reforme agraire a eu lieu quand il s’est senti suffisament fort pour le faire. je crois qu’il faut voir la sagesse du people noir au fil de ces decenies d’oppression comme de la sagesse et non de la faiblesse. nous preferons vivre. ce qui manque c’est que nous ne nous rendons pas suffisament forts pour pouvoir se liberer de ce joug qui n’a que trop duré. notre plus grande faiblesse demeure la traitrise. tous les autre people qui sont aujourdhui emergent et parlent Presque sur le meme pied d’égalité que l’occident ont pu le faire car ils étaient unis.
    Pour conclure je pense que mandela a fait prevue de sagesse et a négocié avec les moyens qu’il avait. aujourdhui plusieurs noirs sud africain integrant progressivement la sphere des affaires ils ont tout au moins le pouvoir politique et peuvent orienter les politiques economique de maniere a creer plus d’emergence chez les noirs c’est cette possibilité qu’il leur a donné. c’est le resultats qu’il a pu apporter avec sa lute aux autres de continuer.

    08/07/2015
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  36. Arturo a dit:

    Une critique est l’expression d’une opinion qui prouve qu’il y a une liberté de penser, mais lorsque cette critique n’ a pas ou peu d’objectivité, elle devient démagogique et cause de polémique. A vouloir faire de son opinion une vérité absolue, on devient sectaire.
    A vous lire, Mandela serait responsable de tout les malheurs actuels de l’afrique du sud, car il n’aurait pas su défendre les intérêts économiques et sociaux des noirs sud-africains (azaniens). Mais il ne faut pas confondre la lutte qu’a mené Mandela et qui l’a conduit en prison, pour l’égalité des droits civique et la dignité des noirs avec une lutte pour le contrôle économique du pays. Vous dites qu’aucun vote, n’a changé le destin d’une nation, mais l’arrivée du nazisme au pouvoir en Allemagne s’est faite démocratiquement et cela a changé le destin du monde.
    Vous regrettez que l’Afrique du sud actuel soit une société libéral à l’économie de marché, mais vous êtes l’exemple même d’un africain réussissant dans cette économie occidentale et mondialiste, puisque vous êtes le pdg-fondateur d’une pme italienne de construction d’usine.
    Vous vous indignez qu’une entreprise sud-africaine n’applique pas les lois qui mettent fin à l’apartheid, en particulier celle qui interdisent de commercer avec les noirs, mais pour vos affaires vous ne voyez aucun mal à utiliser toutes les astuces pour contourner la législation des états africains qui interdisent à leurs ressortissants africains de commercer avec les blancs sud-africains. Bien sur ce qui vous est arrivez en Afrique du sud , c’est la faute à Mandela et à son administration incompétente ou corrompue. Sauf que en ne dénonçant pas cette entreprise auprès des associations anti-racistes ou d’avocats africains spécialisés dans le droit des affaires sud-africains vous êtes fait le complice de ces racistes.
    En laissant penser que Mandela n’était animé au début de sa lutte contre l’apartheid que par la mystique africaine, vous le présenter comme un « bon sauvage », vivant en harmonie avec la nature et ses traditions tribales égalitaristes. Le fait est les africains sont aussi capable d’avoir une société hiérarchisé, et cela est les produit de leur histoire et de leur culture. Ils sont donc à même de comprendre l’histoire et la culture occidentale, et d’en utiliser les techniques aussi bien marxistes et libérales. En ne s’attaquant pas et en ne chassant pas les étrangers sur leur territoire, les noirs sud-africains (azaniens) gardent un état capable de fonctionner correctement, car il faut des années pour former des fonctionnaires ainsi que l’ensemble d’une population.
    De plus en voyant dans les moindres faits et gestes de Mandela les preuves des ses accords secrets avec les racistes de l’apartheid, votre critique tourne au blog people ou à celui de ceux qui dénoncent de façon paranoïaque les complots de la cia ou des illuminatis.
    Vous croyez peut-être que Mandela a choisi de faire une carrière politique, et que face à un milieu machiavélique et cynique, il a du faire une croix sur ses idéaux de jeunesses, pour sa réussite personnel et passer à l’échelon supérieur: celui de héros. Le fait que Mandela n’a pas souhaité faire un deuxième mandat, montre sa lucidité sur l’utilité de sa présence au sommet de l’état, et qu’il n’est donc pas une personne à revendiquer des postes où il n’a pas la compétence requise ou des titres qu’il ne mérite pas.

    27/08/2015
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  37. dede zetoung a dit:

    Votre article, que j’ai entièrement parcouru, avait très visiblement pour but de démontrer en quoi Mandela ne devrait être considéré comme un héros, ni pour vous, ni pour personne d’autre, nulle part.
    Vous avez apparemment convaicu quelques-uns, mais moi et beaucoup d’autres, aussi nombreux au moins, sommes restés sur notre faim.

    Votre article contient estiellement des conclusions, déclarations et affirmations accusatrices, mais sans liens de cause à effet afférents. Ces commentaires qui sont librement les vôtres et de votre droit, devraient logiquement découler des faits, qui eux, devraient demeurés sacrés et inviolés.
    Ces faits et données de base, devraient être reproduits ou retranscrits fidèlement dans votre article, afin de permettre à tout le monde d’être au même niveau des informations que vous semblez posséder, d’avoir sa propre lecture, et d’apprécier votre objectivité d’analyse.

    Si jamais je réussis à avoir un peu plus de temps, je commenterais votre article paragraphe par paragraphe, pour mettre en exergue, les amalgames, confusions de genre, irrespect des faits (omission, falsification, quasi- fabrication, etc…) quil recèle. Mais cela, vous le savez certainement déjà.

    Alors, je vous suggère, soit de reprendre votre article pour lever ces insuffisances scientifiques et éthiques, soit d’en faire un autre qui consacre votre mea culpa, parce que vous ne devriez pas salir aussi simplement et superficiellement la grande mémoire de ce grand combattant qui est et demeurera un grand héros tant que vous n’aurez pas étalé objectivement et rigoureusement vos preuves du contraire.

    Vous devriez bien regarder ce poignard que vous avez entrain les mains pour trucider Mandela, vous devriez vous demander qui l’y a placé sinon ces oppresseurs qui vous transforment en opprimé-neooppresseur pour que vous autodétruisiez tout ce qui peut être grand ou positif en Afrique, vous devriez ainsi vous demander si le traître ici, ce n’est pas vous.

    13/11/2015
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  38. Dede Zetoung a dit:

    Votre article, que j’ai entièrement parcouru, avait très visiblement pour but de démontrer en quoi Mandela ne devrait pas être considéré comme un héros, ni pour vous, ni pour personne d’autre, nulle part.

    Vous avez apparemment convaicu quelques-uns, mais moi et beaucoup d’autres, sommes restés sur notre faim.

    Votre article contient essentiellement des conclusions, déclarations et affirmations accusatrices, mais sans les sources et liens de cause à effet y afférents. En effet, ces commentaires qui sont librement les vôtres et de votre droit, devraient logiquement découler des faits, qui eux devraient demeurer sacrés et inviolés. Ces faits ou données de base, devraient être reproduits fidèlement ou rendus accessibles par votre article, afin de permettre à chaque lecteur, d’être au même niveau par rapport aux informations que vous semblez analyser, d’avoir sa propre lecture, et d’apprécier votre objectivité d’analyse.

    Si jamais je réussis à avoir un peu plus de temps, je commenterais votre article paragraphe par paragraphe, afin de mettre en exergue, les amalgames, contradictions, confusions de genre, irrespect des faits (omission, falsification, quasi- fabrication, etc…) qu’il recèle. Mais cela, vous le savez certainement déjà.

    Alors, je vous suggère, soit de reprendre votre article pour pallier à ces insuffisances scientifiques ou éthiques, soit d’en écrire un autre qui consacre votre mea culpa, parce que vous ne devriez pas salir aussi simplement et superficiellement la grande mémoire de ce grand combattant qui est et demeurera un grand héros, tant que vous n’aurez pas exposé objectivement vos preuves du contraire.

    Vous devriez vous demander qui a mis entre vos mains, ce poignard avec lequel vous trucidez Mandela, sinon ces oppresseurs qui vous ont transformé en opprimé-oppresseur, afin que vous autodétruisiez tout ce qui est grand ou positif en Afrique. Autrement dit, vous devriez vous demander ici si ce n’est pas vous, le vrai traître.

    13/11/2015
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  39. Dede a dit:

    Tres Claire mon frere, tu as dis tout haut ce qui se pense tout bas

    25/04/2016
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  40. Isilda a dit:

    Merci, Mandela e son syndrome de stockholm…
    Il est bien loin du profil d’un Héros, allez, trouvons lui une excuse: disons que la prison a causé des gros soucis à niveau psychosomatique!

    11/07/2016
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  41. Mandela etait un cruel terroriste qui a vendu son pays en chamge du pouvoir pour une elite. La preuve est que les blancs possedent toujours la plupart des richesses…

    08/08/2016
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