Pourquoi les Africains abandonnent-ils leur juteux gâteau pour aller chercher les miettes ailleurs ?

Ou : comment résister aux rentiers occidentaux installés en Afrique qui empêchent notre société d’avancer ?

Un pays comme le Cameroun consomme 300 000 tonnes de sucre par an, mais n’en produit que la moitié. Le restant doit être importé de pays moins fainéants que nous. Ce chiffre sera multiplié par 2 d’ici 10 ans. Question : où sont nos jeunes pour prendre leur part à ce gâteau si juteux ? La canne à sucre, mais aussi la bétérave peuvent pousser partout sur l’étendue du territoire camerounais. Mais tous les ingénieurs agronomes préfèrent les bureaux climatisés du ministère et des bureaux départementaux de l’agriculture, d’autres ont été si chanceux qu’ils ont gagné à la loterie américaine pour aller travailler comme manœuvres dans les usines du Middle-West américain en travaillant 75 heures par semaine.

Pendant que nous sommes partis chercher la fortune ailleurs, ceux-là chez qui nous sommes allés faire les subalternes, ont pris notre place chez nous et font la pluie et le beau temps. Il se sucrent sur le dos de notre peuple. Mais, plutôt que de pleurnicher contre des gens qui au moins ont compris où sont leurs intérêts, je me demande : et nous dans tous ça ? Nous sommes où ? Comme dans la quasi totalité des pays africains, voilà un pays où les plantes poussent seules, où tout pousse partout et n’importe comment. Et nous sommes incapables de nous réveiller pour prendre notre part du gâteau ???? Mais d’insister dans l’inutile café, cacao et coton? Ou tout simplement rester à Paris, Londres et Washington pour critiquer ceux qui se battent pour faire avancer les chose? Alors, nous sommes vraiment des tarés !!! ou je me trompe?

Jean-Paul Pougala,

Le 3 octobre 2013

Lisez cet article et vous comprendrez la raison de coup de gueule de ce matin :

http://www.cameroonvoice.com/news/article-news-12686.html

Le ministre camerounais du Commerce résiste aux pressions du groupe Vilgrain

Une réunion de concertation a eu lieu le 23 septembre 2013, entre des responsables de la Société sucrière du Cameroun (Sosucam, du groupe Vilgrain), le leader du marché camerounais, et le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana.
Au cours de cette réunion, les responsables de SOSUCAM ont fait état de 10 milliards de FCfa de pertes sur le chiffre d’affaires qui leur aurait été causées depuis plusieurs mois par la contrebande et par « des importations massives de sucre autorisées par le gouvernement ». C’est pourquoi ils ont demandé au ministre du Commerce de suspendre purement et simplement les importations de sucre sur le marché camerounais.
Selon eux, c’est le seul moyen de sauver 3500 emplois sur les 7000 que procure la SOSUCAM dans ses usines de Mbandjock et de Nkoteng, dans la région du Centre, l’entreprise étant, apprend-on, dans l’impossibilité de faire fonctionner les deux usines au cours de la prochaine campagne qui s’ouvre le 25 octobre 2013. Ceci, à cause de la mévente actuelle du sucre SOSUCAM, soutiennent les responsables de cette entreprise agro-industrielle.

Une requête plutôt surprenante, selon le ministre camerounais du Commerce. «La SOSUCAM a demandé une autorisation d’importations pour 25 000 tonnes de sucre cette année. Elle a obtenu le OK pour 21 000 tonnes et a déjà importé 15 000 tonnes. Je ne comprends pas ce qui pose problème», a révélé Luc Magloire Mbarga Atangana au Quotidien gouvernemental, Cameroon Tribune.

Et ce dernier de poursuivre, tout en précisant que les importations ont été décidées de manière consensuelle, pour juguler un manque prévisible : «un importateur qui a des liens de parenté très étroits avec la SOSUCAM a également importé 10 000 tonnes de sucre cette année (…) Une entreprise industrielle ne fonctionne pas au jour le jour. La SOSUCAM doit se moderniser (…) Pour être distributeur de SOSUCAM, il faut se réveiller tôt. Du coup, les opérateurs économiques se tournent vers des producteurs plus ouverts, même s’ils sont étrangers».

En effet, chaque fois que le gouvernement autorise des importations de sucre pour pallier le déficit national, la SOSUCAM monte au créneau pour menacer de licencier une partie de ses employés, à cause, selon la filiale camerounaise du groupe Vilgrain, de la baisse de l’activité de production. Une habitude qui a fait dire au quotidien privé Le Messager que, cette fois-ci encore, «SOSUCAM fait du chantage au gouvernement».

Leader du marché camerounais avec une production annuelle qui culmine à 130 000 tonnes officiellement, la SOSUCAM, aux côtés de concurrents tels que NOSUCA, SUMOCAM et NEW FOOD, a généralement du mal à satisfaire la demande nationale en sucre estimée à 300 000 tonnes par an

Cameroovoice – Ecofin – Cameroon Tribune

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