Rencontre avec la ministre camerounaise de l’éducation

Vendredi 30 mai 2014 à 8 h30 heure de Yaoundé, j'ai officiellement présenté à la Ministre de l'Education de Base, le travail que les volontaires des Equipes IEG du monde entier ont réalisé depuis 2 ans, consistant à récolter et mettre ensemble tous les programmes scolaires et les livres qui seront destinés à la scolarisation des enfants de 5-6 ans des différents pays qui vantent un certain succès dans l'éducation de base. Il s'agit notamment des programmes et livres de : certains Etats américains, le Quebec et l'Ontario au Canada, la Chine, la Corée du Sud, la Norvège, la Suède, la Suisse et l'Allemagne. 

A quoi nous servent tous ces livres de lecture et de mathématique ? Nous en faisons une synthèse devant servir à réécrire un nouveau programme scolaire pour les enfants camerounais de demain, avec l'objectif de faire d'eux les meilleurs écoliers du monde, tout en mettant au cœur de l'enseignement la "Géostratégie Africaine" et les instruments pour construire leur fierté d'être Camerounais, Africains. 

A madame la Ministre, j'ai donné l'exemple de problèmes d'arithmétique figurant dans ce nouveau programme : si la superficie du Royaume Uni est de 224 000 km², le Cameroun, 475 000 km², l'Allemagne 350 0000 km² et la Belgique 30 000 km², alors :

1- Lequel des 4 pays est plus grand que les autres ? 
2- Lequel est le double duquel ? 
3- Lequel est 15 fois inférieur auquel ? 

Cette technique de comparaison avec l'Occident est très présente dans les programmes asiatiques.

Le tout sera présent sur une tablette de 7 pouces, avec une bibliothèque de 800 livres pour enfants du domaine publique. 
Puisque ce projet n'est pas encore finalisé, j'avais cru qu'il n'était pas nécessaire d'en parler à Madame la Ministre à ce stade. Et c'est le Premier Ministre à qui je l'avais présenté le 28 mai qui a suggéré que je rencontre la ministre dès cette phase pour lui en parler maintenant.
Je suis conscient du fait que les résultats scolaires d'un enfant ne dépendent pas uniquement de la qualité de l'enseignement qu'il reçoit, encore moins du meilleur programme scolairequ'on puisse préparer pour lui, mais il dépend surtout, de son environnement économique et social immédiats. Et c'est pour en faire un tout que nous tentons d'attaquer frontalement tous ces problèmes dans leur globalité, en y associant comme priorité la création de richesses dans les villages choisis pour expérimenter ce nouveau programme, accompagnés de l'action individuelle des RINVINDAF.
Dans l'objectif de proposer le même programme aux autres pays africains après le phase d'expérimentation au Cameroun, nous avons introduit sur la tablette l'enseignement de la langue commune africaine, l'africain. Ce que d'autres appellent le swahili.

Prochaine rencontre avec Madame la Ministre : Lundi 2 Juin 2014.

Yaoundé, le 1er Juin 2014

Jean-Paul Pougala

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